Les confessions poignantes de cet ancien chasseur qui a troqué son fusil pour un appareil photo

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Depuis l'ouverture de la chasse en septembre, pas une semaine ou presque ne s'écoule sans qu'un accident impliquant des chasseurs crée la polémique, provoquant de nombreuses critiques à l'égard des amateurs de ce "loisir" controversé. Jean-François Meunier a partagé pendant près de 40 ans cet amour de la chasse, avant de changer de vie du tout au tout.

 

Source : Geoffroy Noizet

 

Jean-François Meunier, âgé de 53 ans, coule une retraite paisible dans le département de la Loire, où il pratique désormais sa nouvelle passion, la chasse-photo : il parcourt les forêts et les champs à la recherche du cliché parfait. L'homme explique qu'il a pris son premier fusil à 11 ans, et a longtemps chassé en compagnie de son grand-père et de son père. Il le reconnaît lui-même : la chasse était une passion, qu'il a pratiquée au chien d'arrêt et à la carabine.

 

Source : Jean-François Meunier

 

Un événement a cependant tout changé. Après avoir tué un chevreuil, Jean-François Meunier a été frappé d'une évidence, qui lui a définitivement fait lâcher sa carabine. Il explique au Journal Minimal :

 

Quand j’ai eu son cadavre devant moi, je me suis dit « mais, il y a deux minutes cette bête, elle était magnifique, pleine de vitalité, pourquoi tu lui a pris la vie ? ». Je n’en avais même pas besoin pour me nourrir. Tuer cet animal m’a vraiment bouleversé. Et là, j’ai arrêté.

 

Source : Jean-François Meunier

 

S'il a abandonné la chasse, il précise cependant qu'il n'est pas devenu anti-chasse : il dirige même un groupe de chasse privé. Pour autant, il ne cautionne pas l'attitude des chasseurs actuels, notamment sur les animaux considérés comme nuisibles. Il poursuit :

 

Il y a un équilibre naturel à respecter et l’homme l’a beaucoup détruit. Aujourd’hui il y a de moins en moins de petit gibier, du fait de l’agriculture, de la route et la chasse.

 

Source : Jean-François Meunier

 

Jean-François Meunier s'oppose notamment à la chasse systématique du renard et du sanglier. Concernant ce dernier, il rend d'ailleurs responsable les chasseurs de sa prolifération ; pour lui, l'Office national des Forêts pourrait d'ailleurs très facilement en réduire la population. Il sert avant tout à compenser, pour les chasseurs, l'absence du petit gibier.

 

Lorsqu'il prend des photos, Jean-François Meunier a une règle très simple : déranger la nature le moins possible. Plusieurs de ses photos ont été primées ou sélectionnées dans des concours de prestige, comme le FINN (Festival international nature de Namur), en Belgique. Jean-François Meunier termine par quelques conseils pour les photographes en herbe. Si le choix du matériel n'est pas à négliger, il insiste sur l'importance de la connaissance du terrain, afin de pouvoir anticiper les rencontres. Il conclut :

 

C’est une communion absolue avec la nature.

 

Via : Journal Minimal / Image d'illustration : Jean-François Meunier

 

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