Les 5 amendements en faveur du bien-être animal rejetés par les députés français

bien être animaux
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Jeudi 19 avril, les députés de la commission des affaires économiques se sont réunis pour voter les amendements à apporter à l'article 13 du projet de loi liés aux Etats généraux de l'alimentation.

 

Ces amendements devaient, par exemple, proposer la mise en place de la vidéosurveillance dans les abattoirs.

 

L'article 13, nommé "Respect du bien-être animal", ne contient pourtant, après ce vote, aucune mesure concrète pour contrôler l'élevage, le transport ou l'abattage des animaux en France. Voici les 5 mesures qui ont été rejettés par la commission, présidée par le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert.

 

1. Le contrôle vidéo en abattoir : abandonné une nouvelle fois

 

Déjà proposé et rejeté une première fois par l'Assemblée Nationale en 2017, le contrôle vidéo dans les abattoirs a une nouvelle fois été mis de côté.

 

Pourtant, il s'agit d'une promesse de campagne du Président Emmanuel Macron et une initiative que 85% des français approuvent selon un sondage de l'Ifop pour la Fondation Brigitte Bardot et Droits des animaux.

 

 

Il a été décidé que les abattoirs pourraient s'équiper de caméras s'ils le souhaitent mais aucune obligation ne sera prononcée.

 

Un rejet qui pénalise autant les animaux que les humains employés dans les abattoirs, comme le rappelle le député François Ruffin :

 

Dans ce texte de loi, il n’y a rien sur cette question, il n’y a rien sur les abattoirs, il n’y a rien pour aider les salariés à souffrir moins à l’intérieur de ces entreprises

 

2. Méthodes d'abattage des animaux, rien de change

 

Diverses enquêtes dans des abattoirs en France, en Suisse ou en Italie, montrent que les méthodes d'abattage des animaux sont souvent incompatibles avec une mort sans douleur.

 

L'étourdissement au CO2 ou encore l'abattage sans étourdissement entraînent de nombreuses souffrances pour les animaux. Pourtant les amendements visant à les faire interdire ont été eux aussi rejetés.

 

abattoirs franceSource : L214

 

Selon le ministre de l'Agriculture, "s’il est vrai que certaines pratiques particulièrement cruelles devraient disparaître, il vaut mieux faire confiance à la filière pour faire évoluer les choses."

 

3. Aucune interdiction des cages pour l'élevage des poules pondeuses

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33 millions de poules sont élevées en cage chaque année, 90% des français souhaitent que cela cesse (d'après un sondage Yougov de février 2018 pour L214) et plus d'une centaine d'entreprises se sont engagés à cesser de produire en utilisant des oeufs de poules non élevées en plein air.

 

poules en batterie

 

Pourtant, l'amendement visant à interdire les cages a été rejeté également. Selon Thibault Bazin, député républicain, l'adoption des cages dites "enrichies" dans les élevages de poules leur aurait permis d'être "joyeuses en cage" et de se faire "plein de copains en bâtiment".

 

Des propos que remet en cause une récente enquête de l'association L214 dans un élevage de poules en Bretagne.

 

4. Rejet du contrôle de la durée de transport des animaux vivants

 

Alors que la mort de 2 400 moutons à bord d'un navire de transport australien en 2017 a été révélée récemment, les députés français on rejeté un amendement à ce sujet.

 

Ainsi, la durée de transport des animaux vivants n'aura aucune limite légale en France, ce qui permettrait pourtant de réduire leur stress et d'éviter à certains de mourir durant ces trajets.

 

5. La castration à vif des porcelets reste autorisée

 

La castration à vif des porcelets mâles est une pratique cruelle consistant à caster les jeunes cochons sans anesthésie. Cela permet d'éviter que la viande n'ait une mauvaise odeur lorsqu'elle cuit.

 

D'après l'Eurogroup for Animals, cette pratique touche des millions de porcelets par an. Elle est interdite dans plusieurs pays, tels que la Suisse, mais ne le sera pas en France d'après ce projet de loi.

 

Pourtant un "vaccin anti-odeur" existe pour remplacer la douloureuse castration à vif.

 


 

La loi liée aux Etats Généraux de l'alimentation doit être débattue à l'Assemblée Nationale à partir du 22 mai mais elle risque de ne pas répondre aux attentes des 67% de français qui estiment que les politiques défendent mal les animaux. (Sondage Ifop pour la Fondation 30 Millions d'Amis)

 

Si vous souhaitez agir pour le bien-être des animaux, vous pouvez apporter votre soutient à des associations telles que L214 ou encore CIWF.

 

Source : L214

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