Le centre de formation des chiens de la gendarmerie ouvre ses portes pour faire découvrir ses animaux

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Le Centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie (CNICG), situé à Gramat, dans le Lot-et-Garonne, forme tous les chiens de la gendarmerie nationale depuis 1945. Il a ouvert ses portes aux journalistes du magazine d'informations 20 Minutes.

 

Si la plupart des maîtres formés aux côtés de leurs animaux restent des gendarmes, le centre peut aussi accueillir des étrangers ou des civils.

 

Source : N.Stival/20 Minutes

 

La formation, qui se déroule sur 14 semaines, vise avant tout à instaurer une relation de confiance entre le chien et son gardien, dont il va partager la vie pendant 8 ou 9 ans. Le colonel Dominique Dalier, qui dirige le centre depuis 2014, explique :

 

Un chien n’a qu’un but : offrir son cœur. Pendant huit ou neuf ans, le cœur du chien va battre au diapason de celui du maître.

 

Source : N.Stival/20 Minutes

 

À leur arrivée au centre, trois mois avant la rencontre avec leur futur maître, les chiens connaissent un débourrage de 3 mois, période de dressage indispensable.

 

Le centre cynophile de Gramat offre une formation dans plusieurs domaines techniques, comme la recherche d’armes, de drogue, et bien évidemment, l'assaut et la défense. Il existe également une spécialisation un peu différente, celle de la médiation canine, qui fait intervenir le chien dans des milieux difficiles, comme le milieu carcéral, pour permettre aux individus d'apaiser leur violence.

 

Source : N.Stival/20 Minutes

 

L'effectif canin du centre se compose à 80 % de Bergers malinois, comme l'explique le colonel Dalier :

 

Ce sont des couteaux suisses qui peuvent tout faire. Ils sont très obéissants et très proches de leur maître.

 

À côté du Berger malinois, on retrouve aussi le chien de Saint-Hubert et le Springer anglais, deux chiens de chasse efficaces et utilisés en général dans la recherche des restes humains. Deux d'entre eux, Hotch et Ruch, ont notamment permis la découverte des ossements de Maëlys et d'Arthur Noyer, tués par Nordal Lelhandais.

 

Source : N.Stival/20 Minutes

 

Chaque année, 500 chiens, âgés de 10 à 24 mois, franchissent les portes du centre, mais il y a peu d'élus : seule une centaine accède au rang suprême. Selon le colonel Dalier, 75 % des chiens proviennent de particuliers.

 

Au terme de plusieurs années de service, les chiens de la gendarmerie prennent leur retraite à 10 ans, et 99 % d'entre eux restent aux côtés de leur maître. Quant aux chiens réformés ayant échoué, ils sont en général proposés à l'adoption, sur la base d'une liste d'attente.

 

Source : N.Stival/20 Minutes

 

Enfin, un coin du centre est consacré à la mémoire, avec la présence d'un jardin abritant notamment la tombe de Gamin, le premier chien de la gendarmerie à avoir été décoré.

 

 

Via : 20 minutes

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