L’abattage d’un buffle dans ce zoo déjà pointé du doigt suscite la colère des internautes

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Le 3 janvier 2018, un buffle du parc du Belvédère, plus grand zoo de la ville de Tunis, a été abattu par l'équipe de soigneurs, avant d'être dépecé. Sa viande a ensuite été distribuée aux félins du parc, sous les yeux ébahis et choqués des visiteurs. Les images ont aussitôt fait le tour de la toile, et l'indignation ne s'est pas fait attendre.

 

Source : Mohamed Oussama Houij

 

Du côté de la direction du zoo, on nie toute cruauté inutile :

 

L'animal était âgé, il était atteint d'une pathologie impossible à soigner. On a été obligés de l'abattre. Il ne lui restait que deux ou trois jours à vivre de toute façon, il valait mieux l'abattre pour récupérer sa viande et la donner aux lions du parc.

 

Source : Mohamed Oussama Houij

 

Mahmoud Latiri, directeur et vétérinaire du parc de Belvédère de Tunis, affirme également que "l'éthique, c'est de ne pas laisser souffrir les animaux". Il va cependant encore plus loin en déclarant, pour répondre à ceux s'inquiétant de voir le buffle être tué et dépecé sous les yeux de ses congénères :

 

Les animaux ne sont pas dotés d'une conscience, il n'est donc pas nécessaire de s'en faire pour les autres animaux se trouvant dans l'enclos.

 

Source : Mohamed Oussama Houij

 

Cette affirmation que l'animal est dénué de conscience n'est cependant pas partagée par l'ensemble de la communauté scientifique, loin s'en faut. En 2012, un groupe de scientifiques renommés, dont Stephen Hawkings, a signé une Déclaration de conscience des animaux, à l'issue d'un congrès qui s'est tenu à l'université de Cambridge, en Angleterre.

 

Les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques qui produisent la conscience. Les animaux non humains, soit tous les mammifères, les oiseaux, et de nombreuses autres créatures, comme les poulpes, possèdent aussi ces substrats neurologiques.

 

Source : Mohamed Oussama Houij

 

Cette affirmation d'une sensibilité chez l'animal s'est traduite par ailleurs par une modification du Code civil français, le 28 janvier 2015, qui reconnaissait les animaux comme des "êtres vivants doués de sensibilité" et non plus comme des biens meubles. Du côté du zoo de Tunis, le chemin semble encore long à parcourir pour en arriver là. D'autant que l'établissement n'en est pas à sa première incartade. Déjà pointé du doigt par les associations pour ses infrastructures désuètes et le manque de moyens accordés aux animaux, le zoo avait fait les gros titres après la mort d'un crocodile, tué à coups de pavé par des visiteurs.

 

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