La triste réalité cachée derrière la vidéo « adorable » de ces tigres jouant avec un drone

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Une vidéo, où l'on peut voir plusieurs tigres de Sibérie s'amuser avec un drone, a récemment fait le tour du Web. Les grands félins sautent et s'amusent avec leur proie, pareils à de petits chatons.

 

 

Hélas, ces images adorables cachent en réalité une vérité beaucoup plus sombre.

 

Ces tigres appartiennent au Siberian Tiger Park de Harbin, dans la province de Heilongjian, en Chine. L'établissement a beau prétendre être un "parc naturel", des enquêtes ont montré qu'il était impliqué dans un sordide trafic de peaux et d'os de tigre.

 

La boutique de souvenirs propose à la vente du vin où l'on retrouve des os de tigre, un produit extrêmement attractif pour les Chinois, mais complètement illégal.

 

tigers_drone_china_farm_3Source : CCTV+

 

L'utilisation des os de tigre à des fins médicinales a été interdite en Chine en 1993, mais les coutumes et les traditions restent tenaces, et les Chinois en raffolent. Ce vin à l'os de tigre est supposé donner de la force à celui qui le boit.

 

Quant au parc lui-même, c'est avant tout une attraction touristique et un centre de reproduction. Les touristes voyagent en bus à travers des paysages enneigés pour approcher les grands félins, qu'ils peuvent ensuite nourrir en achetant des poulets, des chèvres ou des vaches vivants.

 

Source : Getty Images/The Washington Post

 

Les tigres vivent dans des conditions déplorables. Le parc possède environ 200 individus. Plusieurs enquêtes menées en 2014 ont mis en évidence un environnement inadéquat : les animaux vivent dans de minuscules cages sales, où ils se roulent dans leurs propres excréments.

 

Pire encore, en 2011, un employé du parc a été tué par un tigre devant une foule de touristes, lorsque leur véhicule s'est retrouvé coincé dans la neige.

 

Tous ces "parcs" sont autorisés par le gouvernement chinois, malgré un trafic de produits illégaux qui a pignon sur rue. Certains défenseurs de ces établissements arguent que leur existence limite le trafic d'animaux sauvages.

 

tigers_drone_china_farm_1Source: CCTV+

 

Pourtant, cet argument s'effondre très rapidement. En effet, l'existence de ces "fermes de tigres" ne limite en rien le marché noir.

 

J.A. Mills, expert sur le trafic illégal d'animaux sauvage, a expliqué à la NPR en 2015 :

 

Le problème, avec ces fermes de tigres, c'est qu'elles stimulent la demande pour des produits issus de tigres, ce qui en retour attise le braconnage des tigres sauvages, car les produits issus de ces derniers sont considérés comme meilleurs, plus prestigieux, et donc plus précieux.

 

Pourtant, le nombre de tigres à l'étage sauvage en Chine est extrêmement bas. D'après une étude menée l'année dernière, il n'en resterait que quelques dizaines.

 

Pour aider à la protection de ces grands félins menacés d’extinction, n'hésitez pas à faire un don à la fondation World Wildlife, qui œuvre à les défendre et les sauver.

 

Via : NPR

 

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