La récompense pour retrouver le tueur à 30 000 € désormais

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La mort d’un ours, abattu par balles dans les Pyrénées au début du mois de juin, ne cesse de révolter les défenseurs des animaux. Afin de retrouver le ou les coupables au plus vite, plusieurs récompenses, dont l’une de Pet Alert, ont été proposées contre toute information utile.

 

Alors que la cagnotte atteignait 22 000 euros à la fin de la semaine dernière, elle atteint désormais les 30 000 euros. En effet, plusieurs particuliers ont rejoint le combat. Un sympathisant de la Sea Shepherd, dans les Pyrénées, a versé une somme de 5000 euros. Un autre particulier anonyme a également contribué à hauteur de 1000 euros. Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et porte parole de Rewild, confie :

 

Nous n’imaginions pas en lançant cette récompense, que d’autres nous emboîteraient le pas. Si ce système de récompense est peu courant en France et a pu surprendre, jamais, dans aucun autre pays où Sea Shepherd a eu recours à ce procédé, une telle surenchère spontanée n’avait eu lieu. Cela veut bien dire que les gens en ont marre que quelques uns s’octroient le droit de détruire le peu qu’il reste de vie sauvage et que justice ne soit jamais rendue.

 

OURS TUÉ EN ARIÈGE : LA RÉCOMPENSE POUR RETROUVER LE TIREUR PASSE DE 10 000 À 30 000 EUROS GRACE A DES DONS SPECIFIQUES….

Publiée par Sea Shepherd France sur Lundi 15 juin 2020

 

L’association, dont le combat se tient autant sur terre qu’en mer, précise cependant :

 

Il n’est absolument pas question de faire justice soi-même, ni de remplacer les gendarmes, mais au contraire de les aider pour accélérer l’enquête. Il ne s’agit pas d’une notion de justice privée ou de délation. […] La délation ne doit en aucun cas être confondue avec la dénonciation d’infraction, de crime ou délit, comme c’est le cas ici pour retrouver un braconnier.

 

Une enquête a été ouverte par les autorités suite à la mort du plantigrade, afin de déterminer s’il s’agit d’un accident ou d’un geste volontaire. L’ours est une espèce protégée en France, et son braconnage est puni jusqu’à 150 000 euros d’amende. Malheureusement, les peines maximales sont rarement prononcées. Le chasseur qui avait tué l’ours Cannelle, en 2004, n’avait été condamné qu’à 10 000 euros d’amende.

 

 

L’ours est, depuis sa réintroduction, au cœur d’un affrontement entre ses partisans et ses détracteurs. Face à la grogne des éleveurs, qui lui reprochent de décimer les troupeaux, le gouvernement a notamment suspendu le programme de réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées.

 

Si vous souhaitez vous aussi participer à la cagnotte au côté de la Sea Shepherd, n’hésitez pas à faire un don à l’association. Et si jamais vous avez des informations susceptibles de les aider, contactez-les immédiatement à l’adresse mail suivant : contact@seashepherd.fr.

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