La police arrête des trafiquants et fait une triste découverte

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Les douanes chinoises ont intercepté en novembre dernier plus d'une centaine de carapaces de tortues imbriquées dans la région de Guangxi. Cette saisie, l'une des plus importantes de la décennie, souligne encore une fois la menace qui plane sur cette espèce de tortues marines en grave danger d'extinction. Les trafiquants ont été arrêtés.

 

trafic-tortues-chine-1 (1)Source : Global Times

 

Lors d'un contrôle de marchandise, les autorités douanières ont découvert 109 carapaces sans tête et remplies de coton.

 

Classée en danger critique d'extinction par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, la tortue imbriquée, ou tortue à écailles, a vu sa population baisser de près de 90% au cours du dernier siècle. Chassées pour les écailles présentes sur leur carapace, les tortues sont décapitées avant d'être transportées par containers.

 

trafic-tortues-chine-3Source : Global Times

 

Le trafic d'écailles de tortue imbriquée a été rendu illégal dans de nombreuses régions du globe, néanmoins certains pêcheurs et revendeurs continuent de contourner les lois pour s'enrichir.

 

trafic-tortues-chine-7Source : Marine Science

 

La Chine est l'un des pays les plus demandeurs d'écailles de tortue imbriquée. Interrogé par le site The Dodo, David Godfrey, directeur exécutif de l'association de défense des tortues marines Sea Turtle Conservancy, déclare :

 

Les carapaces de ces tortues, qui ont été décapitées, sont envoyées en Chine par bateau. Les plus beaux objets artisanaux fabriqués à base d'écailles de tortue imbriquée, sont plus précieux que de l'or.

 

trafic-tortues-chine-6Source : Sea Turtle

 

Les touristes sont les premiers acheteurs de ce type d'objets. La plupart d'entre eux ne connaît pas le processus de fabrication, et n'est pas au fait du caractère illégal du trafic d'écailles. Ils deviennent, sans le savoir, l'un des engrenages principaux de ce trafic.

 

David Godfrey estime qu'éduquer les touristes internationaux sur les conséquences désastreuses de ce trafic est nécessaire pour faire cesser ce massacre. Car, si la demande baisse, la chasse cessera également.

 

La tortue imbriquée n'est qu'une des nombreuses victimes du trafic d'espèces menacées. Ce marché, extrêmement lucratif, représente plus de 160 milliards d'euros par an, soit presque autant que le trafic d'armes ou de drogues. Adam Roberts, directeur de Born Free USA, une association américaine de défense des animaux, explique à The Dodo :

 

Personne ne devrait participer à cet immense massacre, qui menace la survie de l'espèce sur le long terme. Le commerce illégal d'espèces ne se limite pas à l'ivoire d'éléphants et aux cornes de rhinocéros.

 

En France, des associations luttent également contre ce trafic, comme par exemple le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), et le WWF. L'institut Jane Goodall a également lancé une pétition pour réclamer la fin du trafic d'animaux sauvages. Pour la signer, cliquez ici.

 

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