La LPO demande la suspension de la chasse

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Alors que la chasse reprend peu à peu dans plusieurs départements français, suite à la fin du confinement, la Ligue de Protection des Oiseaux monte au créneau pour demander aux autorités de ne pas se précipiter.

 

Sur son site Internet, l’association demande même une suspension de la chasse dans l’Hexagone, en vertu, notamment, des efforts pour continuer à contenir la pandémie de Covid-19 qui fait rage dans le monde depuis le début de l’année 2020. La LPO indique ainsi :

 

Ayant fait, et continuant à faire, des efforts considérables afin de limiter la propagation de la pandémie de COVID-19, les Français ne comprendraient pas que les mêmes exigences ne soient pas appliquées à tous, en particulier aux chasseurs qui ont déjà bénéficié de nombreuses largesses depuis l’élection d’Emmanuel Macron. 

 

Source : Pixabay

 

La LPO invoque ainsi des risques épidémiologiques majeurs, à travers la destruction des prédateurs naturels qui déséquilibrent les écosystèmes. L’association craint, entre autres, l’augmentation des zoonoses – le Covid-19 en était une, à titre d’exemple. Pour la LPO, le lâcher de gibier crée aussi des risques de pollution sanitaire.

 

Pour l’organisation, la chasse, surtout de nuit, rend également très difficile le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale, encore nécessaire en cette période de crise toujours présente. La LPO demande donc à ce que les chasses collectives, comme les battues, soient suspendues. L’association souhaite également que l’arrêt de la chasse soit prolongé afin d’analyser les éventuelles atteintes aux biens agricoles par les espèces dites nuisibles.

 

Source : Pixabay

 

En effet, les renards ou les blaireaux, par exemple, sont inscrits sur cette liste, qui permet de les chasser tout au long de l’année. La suspension de la chasse, durant deux mois, a donc permis à ces animaux de vivre normalement. La LPO voudrait désormais savoir si une augmentation des dégâts a été constatée.

 

Si tel n’est pas le cas, une nouvelle preuve sera apportée à l’absence de justification pour la « régulation » massive de ces animaux sauvages.

 

Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, conclut :

 

Le confinement des humains a sans nul doute soulagé des populations animales et végétales souffrant habituellement de notre mode de vie. Nous sommes nombreux à avoir été émerveillés par les images d’animaux s’épanouissant au cœur des villes ou par les chants d’oiseaux plus audibles. Ayant joui d’une tranquillité inhabituelle, la faune sauvage, moins craintive, est devenue encore plus vulnérable. Faisons en sorte que ce répit ne se transforme pas en sursis.

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