La Fondation BB se mobilise pour Curtis

ADVERTISING

La Fondation Brigitte Bardot a décidé de se mobiliser pour Curtis, le chien de Christophe Ellul accusé d’avoir mordu à mort Elisa Pilarski, une jeune femme de 29 ans enceinte de 6 mois, en novembre 2019.

 

L’association a ainsi adressé une lettre au ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, afin de défendre la cause du chien. Dans sa lettre, Brigitte Bardot accuse les autorités de faire de Curtis le coupable idéal, face à des chiens de chasse à courre dont les propriétaires jouissent très souvent d’un statut privilégié auprès des instances dirigeantes.

 

Pour l’heure, les analyses ADN réalisées sur 62 chiens de chasse les innocentent tous. D’après un rapport, celui de Curtis aurait cependant été retrouvé sur les blessures d’Elisa. Lors d’une conférence de presse, Christophe Ellul, le compagnon de la jeune femme, a dénoncé des manquements et des zones d’ombre. Brigitte Bardot reprend ces arguments en dénonçant :

 

D’après Christophe Ellul, maître de Curtis, 5 chiens ayant participé à la chasse à courre seraient morts et enterrés sur le terrain du maître d’équipage… auraient-ils échappé aux prélèvements ADN ?

 

Source : DR

 

Elle ajoute :

 

Curtis est aujourd’hui le coupable idéal, mais nous savons tous qu’une meute livrée à elle-même, comme celle du « rallye de la passion » lors du drame, en l’absence du piqueux malade ce jour-là, représente un danger réel, si les chasseurs étaient moins malhonnêtes ils le reconnaitraient eux-mêmes.

 

Brigitte Bardot rappelle également que les accidents impliquant des chiens de chasse à courre ne sont pas rares et souvent très brutaux. Elle demande à Eric Dupond-Moretti d’empêcher l’euthanasie de Curtis. Elle poursuit :

 

Je connais votre passion et votre militantisme pour la chasse, la corrida et autres pratiques que je dénonce, je fais appel non pas à l’homme mais au ministre. Nous avons besoin de connaître la vérité, cette affaire dramatique a encore bien trop de zones d’ombre sur lesquelles il faut faire la lumière.

 

Avant de conclure :

 

Nous ne saurons peut-être jamais ce qui s’est réellement passé le 16 novembre 2019 en forêt de Retz, mais il serait doublement criminel d’accuser et de condamner à mort un innocent.

ADVERTISING