La Fondation Bardot choquée par le sort réservé au petit panda qui vient de naître au zoo de Beauval

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Le 4 août 2017, le zoo de Beauval a fait les gros titres de la presse française et internationale, suite à la naissance d'un bébé panda, une première dans l'Hexagone. Fils de Huan Huan et Yuan Zi, le petit a été au centre de toutes les attentions, tant sa venue revêtait un caractère exceptionnel : la reproduction des pandas en captivité est rare. Le gouvernement chinois a même dépêché des soigneuses sur place afin qu'elles assistent l'équipe vétérinaire du zoo. Dans trois ou quatre ans, le petit panda rejoindra la Chine. Mais ce sort n'a pas manqué d'émouvoir la Fondation Brigitte Bardot, qui dénonce les traitements réservés aux pandas dans certains zoos de l'Empire du Milieu.

 

 

Un cas de maltraitance avait notamment défrayé la chronique : un employé d'un zoo chinois, filmé par les caméras de vidéosurveillance, avait malmené violemment deux bébés pandas. Les images avaient fait scandale sur le réseau social chinois Weibo, tant et si bien que le soigneur avait tenté de se justifier, en précisant que les petits l'avaient mordu. La Fondation Brigitte Bardot s'inquiète ainsi du sort qui attend le panda, une fois qu'il sera retourné en Chine, et reproche à la France et à la Chine de n'en faire qu'un vulgaire outil diplomatique.

 

 

Le nom du bébé, une cérémonie à part entière

Durant près de trois mois, le bébé panda du Zoo de Beauval n'a pas eu de nom à proprement parlé. Simplement surnommé Mini Yuan Zi, en hommage à son père, le petit a dû attendre le 4 décembre pour enfin être baptisé, en présence de Brigitte Macron, sa co-marraine avec la première dame chinoise, Peng Liyuan – absente pour l'occasion. C'est lors de cette cérémonie, très médiatisée, que le panda a reçu son nom, Yuan Meng, "souhait qui se réalise", en chinois.

 

 

Brigitte Macron a profité de l'occasion pour rappeler l'amitié franco-chinoise, en déclarant :

 

Il est dans la vie des bonheurs simples et dont la profondeur vous étonne: c'est précisément ce que je viens de ressentir en rencontrant Yuan Meng. […] Le geste que nous accomplissons aujourd'hui est issu d'une tradition chinoise fondée sur le partage et la confiance mutuelle. [La naissance de Yuan Meng] est l'illustration du dialogue toujours fécond entre nos deux peuples qui se regardent, s'écoutent et se comprennent depuis deux siècles.

 

Source : Zoo de Beauval

 

Emmanuel et Brigitte Macron se rendront en Chine au début de l'année 2018, dans le cadre d'un voyage officiel.

 

La diplomatie du panda, ou le "soft power" à la chinoise

À l'heure actuelle, seuls 23 zoos détiennent des pandas géants dans le monde. Chaque animal a été prêté par la Chine, pour une durée bien précise et moyennant bien évidemment finance. Pour Huan Huan et Yuan Zi, le zoo de Beauval a accepté de payer la modique somme de 850 000 euros par an, pendant dix ans.

 

Source : Terry Fincher

 

Considéré comme trésor national, le panda est un outil diplomatique très efficace. Jusqu'en 1984, le gouvernement chinois en a même offert plusieurs à des gouvernements étrangers, avant d'abandonner cette pratique pour se tourner vers le simple prêt, sous la pression des écologistes. L'utilisation du panda dans les relations avec l'étranger n'est pas nouvelle : l'impératrice Wu Zetian l'avait mise à profit lors de son règne, entre 690 et 705. Mais c'est surtout après la guerre que la "diplomatie du panda" a connu son paroxysme, lors de la période maoïste.

 

Source : NewsFlicks

 

Le don de pandas a parfois permis le dégel de relations tendues ou le désamorçage d'incidents diplomatiques. Leur attribution et leur arrivée dans un pays peuvent aussi subir les aléas de l'actualité internationale. Les deux pandas du zoo de Beauval auraient dû prendre leurs quartiers en 2008, mais les manifestations de protestation entourant le passage de la flamme olympique en France, avant les JO de Pékin, et surtout, la rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le Dalaï-lama avaient repoussé leur arrivée au 15 janvier 2012.

 

La "pandamania", un engouement lucratif pour les zoos

Le panda jouit d'une excellente réputation auprès du grand public et exerce un pouvoir d'attraction particulier. Avec la naissance de Yuan Meng, la France n'a pas échappé au phénomène, et les moyens déployés par le zoo de Beauval n'ont pas été en reste. Communication journalière sur la santé du bébé, vidéos, écrans géants, présence des journalistes lors de la cérémonie du nom… L'engouement pour les pandas est réel, comme Delphine Delord, chargée de la communication à la direction du parc, le confiait au journal L’Express lors de la naissance du bébé :

 

Il y a eu 25,8 millions de vues sur l’ensemble des posts Facebook du zoo de Beauval. Nous avons dû gagner environ 40 000 fans en une semaine et près de 2000 followers sur Twitter.

 

Source : Eric Baccega

 

Le zoo de Beauval a d'ailleurs aussitôt créé une ligne de produits dérivés dédiés au petit Yuan Meng. Le parc, qui s'attend à une augmentation significative de sa fréquentation, a même embauché pour faire face à l'afflux de visiteurs en fin d'année, pourtant période habituellement creuse. Le phénomène "Yuan Meng" n'est donc pas près de retomber.

 

Source : Zoo de Beauval

 

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