Abattage du tigre Mevy à Paris : les associations en colère

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Vendredi 24 novembre un peu avant 18 heures, Mevy, une jeune tigresse de 18 mois, s'est échappée du cirque Bormann implanté dans le 15ème arrondissement de Paris avant d'être abattue par balles par le directeur du cirque.

 

Suivie en direct par de nombreux témoins et internautes via les réseaux sociaux, la mort brutale du félin a provoqué la colère, notamment des associations de défense de la cause animale.

 

Les associations montent au créneau, One Voice porte plainte

 

Ces associations renouvellent aujourd'hui leur appel à l'interdiction de l'exploitation d'animaux au sein des cirques. Parmi elles, l'association One Voice a décidé de porter plainte contre le cirque pour "atteinte à l'intégrité physique d'un animal".

 

Source : France Info

 

De son côté, la direction du cirque tente de justifier sa décision et décide de porter plainte "contre X" car la fuite du tigre aurait été permise par un acte de malveillance extérieure.

 

Indignées par la mort de Mevy, les associations de défense de la cause animale se mobilisent pour dénoncer cette injustice. SPA, PETA, L214, 30 Millions d'Amis la SPA ou encore la Fondation Brigitte Bardot… Autant d'associations qui, aux côtés de One Voice, réclament l'interdiction totale des animaux dans les cirques.

 

 

Une mesure déjà prise par de nombreux pays tels que l'Autriche, la Belgique, le Danemark, le Guatemala, l'Italie ou encore le Mexique et 68 communes françaises.

 

 

Ces associations s'adressent aujourd'hui à la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour que de tels spectacles soient bannis de la capitale

 

 

Mevy était âgée de seulement 18 mois – un tigre en captivité vit entre 20 et 26 ans – et avait vécu toute sa vie au cirque. Sa fuite alors qu’elle n’avait connu que la captivité rappelle les conditions de vie inadaptées des animaux sauvages présents dans les cirques. D'après l'association PETA :

 

Il n’est pas étonnant que cet animal ait cherché à s’échapper : Les animaux dans les cirques passent la majorité de leurs vies enfermés dans des cages ou des wagons de transport, et peuvent subir des méthodes de dressage violentes.

 

Une mort qui aurait pu être évitée ?

 

D'après le communiqué du cirque Bormann, publié sur sa page Facebook, la mort de Mevy est  "un geste terriblement douloureux mais nécessaire". Mais est-ce vraiment le cas ?

 

 

En France, les conditions de captivité des animaux sauvages au sein des cirques sont encadrées par l'arrêté du 18 mars 2011. Le texte précise notamment que les animaux doivent être constamment surveillés par le personnel si ils se trouvent dans une "installation extérieure" telle que la cage où se trouvait Mevy. Le cirque doit également posséder "les matériels de capture appropriés à chaque espèce".

 

Dans le cas où l'animal parvient tout de même à s'enfuir, l'abattage n'est prévu qu'en dernier recours. En effet, d'après la loi de 2011,

 

Il ne peut être effectué qu’en cas d’urgence et s’il est de nature à éviter une blessure ou à sauver une vie humaine. A condition que tous les autres moyens pour repousser ou capturer l’animal sont ou s’avèrent inopérants.

 

Une enquête est en cours pour déterminer si la tigresse représentait bien une menace telle que sa mort était inévitable.

 

Le cirque rejette toute responsabilité et porte plainte

 

Pour Eric Bormann, la fuite de la tigresse aurait été causée par un acte de malveillance. Le protocole de sécurité du cirque prévoit que la cage où se trouve les fauves soit protégée par un enclos supplémentaire. Ainsi, si l'un parvient à sortir de sa cage, il devrait normalement se retrouver enfermé dans l'enclos installé autour.

 

 

Grâce à cette double sécurité, le directeur du cirque affirme n'avoir jamais eu de problème. Pourtant ce vendredi, "une porte, généralement condamnée, était ouverte", rapporte Eric Bormann. Un individu aurait coupé la chaîne qui empêchait l'ouverture de cette porte.

 

La direction du cirque a donc décidé de porter plainte "contre X" et espère que l'enquête permettra de faire la lumière sur l'évasion de Mevy.

 

#CirquesSansAnimaux, une revendication de longue date

 

La mort de la jeune tigresse a relancé un débat de longue date sur les conditions de vie des animaux employés dans les cirques. Déjà interdite dans 22 pays européens l'exploitation des animaux par les compagnies de cirque est régulièrement dénoncée.

 

Une quarantaine d'accidents impliquant des animaux sauvages ont été recensés par l'association Code animal depuis la fin des années 1990. Selon One Voice, ces chiffres sont sous représentatifs de la réalité car "les cirques savent qu’ils risquent des sanctions s’ils signalent les accidents".

 

Une tribune de 15 philosophes, scientifiques et historiens demandant l’interdiction des cirques avec des animaux sauvages à Paris avait été publiée plus tôt en novembre. De même, une campagne de boycott du cirque Médrano, qui présente 40 animaux lors de ses spectacles, a été lancée en septembre.

 

 

Une proposition de loi interdisant l'utilisation des animaux vivants dans les établissements de spectacle itinérants a été enregistrée au Parlement français le 22 novembre dernier.

 

Espérons que la mort de Mevy permettra de mettre fin à l'exploitation des animaux dans les cirques en France.

 

Mort de Mevy : une exécution brutale suivie en direct

 

Née et élevée au cirque Bormann, Mevy est parvenue à s'en échapper le 24 novembre. La tigresse a vite été repérée par de nombreux témoins et l'alerte a été immédiatement donnée. Sur place la circulation du tramway a été interrompue par précaution. Les pompiers et la police sont arrivés peu après.

 

En parallèle la tension est rapidement montée sur les réseaux sociaux. En effet, le cirque se trouve près des locaux de France Télévision. Les nombreux journalistes témoins ont donc immédiatement commencé à relayer l'affaire, principalement via Twitter.

 

 

Le félin s'était réfugié dans "une allée (…) pas en pleine rue, il n'y avait pas de passants" d'après Valérian Fuet, capitaine des pompiers. C'est alors qu'Eric Bormann, directeur du cirque, est intervenu pour abattre Mevy de trois balles de fusil à pompe.

 

Pour agir contre les cirques qui utilisent des animaux sauvages, vous pouvez demander à votre maire d’interdire la venue de compagnies accompagnées d’animaux dans votre ville ou encore signer cette pétition lancé par la Fondation 30 Millions d’Amis.

 

Image de couverture (photo d'illustration)  : Emrah Gurel / AP / SIPA

 

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