La colère gronde après l’abattage d’un cerf réfugié dans un jardin privé par des chasseurs à courre

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Samedi 21 octobre, c'est une scène inhabituelle et choquante qui s'est déroulée à Lacroix-Saint-Ouen, petite ville de l'Oise au nord de Paris. Un groupe de chasseurs à courre, qui avait poursuivi un cerf aux abois depuis la forêt de Compiègne, s'estintroduits dans le jardin d'une propriété privée pour abattre l'animal sous le regard horrifié des voisins.

 

Source : Courrier Picard

 

L'animal, terrorisé et épuisé par la poursuite, était rentré dans le jardin pour se mettre en sécurité avant de s'allonger sur le sol. Alertés par les chasseurs, les gendarmes de la municipalité se sont rapidement rendus sur place avant d'établir un périmètre de sécurité afin d'éviter tout affrontement potentiel avec des militants anti-chasse, également présents sur place.

 

Après près d'une heure de tentatives vaines pour faire sortir le cerf du jardin, les chasseurs ont alors, avec l'accord des gendarmes et des propriétaires absents mais contactés par téléphone, pénétré dans l'enceinte de la propriété pour abattre l'animal à bout portant, avant de traîner son cadavre dans les sous-bois.

 


Rapidement identifié grâce à des témoignages et des photos collectées sur place, Alain Drach, le maître d'équipage, a immédiatement tenté de se justifier pour répondre aux insultes et aux menaces qui lui ont été envoyées sur Internet. Voici ses propos, relayés par le site The Huffington Post :

 

On l'a claqué sur les fesses. Quitte à se faire charger. L'animal était de plus en plus agressif. Un cerf aux abois –il l'était– est dangereux. Certains peuvent y voir le père de Bambi et pensaient qu'il serait parti tout seul, gentiment. Mais savez-vous que les andouillers de massacre –on nomme ainsi la première ramification du bois– sont des poignards de 25 à 30 cm de long? J'ai été envoyé trois à quatre fois à l'hôpital. On pourra dire que je l'ai bien cherché. Je ne le reproche pas aux cerfs. C'est un fait.

 

Source : Courrier Picard

 

Le maire de la ville, Jean Desessart (LR), a cependant exprimé son indignation en stipulant qu'un arrêté municipal rendait illégale la chasse à courre sur le territoire de la commune. Les gendarmes, présents sur place lors de la mise à mort, ont cependant justifié leur décision d'autoriser l'abattage de l'animal malgré l'avis défavorable des propriétaires absents, qui ont refusé que l'animal soit tué sur leur propriété :

 

Les chasseurs qui sont responsables des agissements du cerf chassé doivent finir la chasse.

 

Ce nouveau scandale vient encore fragiliser le statut de la chasse à courre, pratique ancestrale qui consiste à pourchasser puis à encercler un animal avec une meute de chiens de chasse avant de le faire dévorer vivant.

 

 

Ce n'est également pas la première fois qu'Alain Drach, "maître de vénerie" est mis en cause dans une affaire similaire. Un mois plus tôt, mi-septembre, une vidéo amateur tournée par un cycliste a permis de suivre une chasse à courre organisée dans la même zone, de la poursuite de l'animal jusqu'à sa mise à mort par les chiens. Lisez notre article à ce sujet en cliquant ici.

 

Toutefois, choqué par les menaces dont il a fait l'objet depuis l'incident, il a exprimé au Courrier Picard son intention de déposer plainte auprès des autorités :

 

J’ai reçu 150 menaces de mort. Un internaute a mis mes coordonnées sur une affiche noire, avec ma tête dessus et le mot « assassinat » et c’est parti en vrille. J’ai reçu 500 messages sur Messenger, 50 SMS, 150 mails… J’ai déposé une lettre recommandée pour exiger que soient retirés les propos diffamatoires tenus à mon encontre. Je me réserve le droit de porter plainte. J’ai rendez-vous dès demain avec les gendarmes. On peut ne pas aimer la chasse, ne pas la connaître… Mais on ne peut pas dire des choses fausses et encore moins proférer des menaces de mort. Là, ça dégénère.

 

Source : Eric Dubos Photographie

 

Un rassemblement est organisé par le collectif AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd'hui) le 28 octobre à Saint-Jean-Aux-Bois, en Picardie. Pour en savoir plus sur l'événement ou y participer, cliquez ici.

 

Retrouvez les images de l'incident dans la vidéo ci-dessous :

 

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