Japon : mort du dauphin Honey

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Le dauphin Honey s’est éteint au Japon, dans le parc à l’abandon dans lequel il avait été maintenu captif depuis 2005, comme le rapporte malheureusement le site de la Fondation 30 Millions d’Amis.

 

Honey est arrivé au parc Inubosaki après avoir été arraché à son milieu naturel, lors de la chasse annuelle qui se déroule à partir de septembre dans la baie de Taiji. Le dauphin, une femelle, avait ensuite été utilisé par le parc dans des spectacles. En 2018, Inubosaki fait faillite et est contraint à la fermeture. Hélas, les propriétaires du parc laissent un certain nombre d’animaux sur place, dont Honey.

 

Depuis, les associations tentaient d’obtenir des autorités japonaises une autorisation pour transférer Honey. Un mince espoir avait rejailli avec le rachat du parc par un nouveau propriétaire, en 2019, mais dans les faits, rien n’avait bougé. Liz Sandeman, co-fondatrice de Marine Connection, association britannique de protection de la vie marine, déplore :

 

Elle est morte d’une inflammation de l’intestin grêle le 29 mars 2020. Nous sommes très attristés que les autorités n’aient pas écouté nos préoccupations à propos de son bien-être. Elle a payé le prix ultime : sa vie. Si les officiels avaient pris des mesures pour la déplacer, Honey n’aurait peut-être pas été confrontée à ce sort. La triste réalité est qu’elle a été abandonnée, non seulement par ses propriétaires mais aussi par le gouvernement.

 

 

 

Fin février 2020, Dolphin Project, l’association de Ric O’Barry, figure de prou dans la lutte contre la captivité des cétacés, a essayé de racheter Honey, mais il était déjà trop tard pour le dauphin.

 

Ces conversations ont pris fin au début du mois de mars lorsqu’il était devenu évident que Honey ne survivrait pas. Plus tard, nous avons appris sa mort.

 

Honey s’ajoute désormais à la longue liste des animaux morts dans leur bassin, après des années de captivité. Parmi eux, l’un des plus célèbres, Tilikum, mort en janvier 2017 à Miami. Il avait fait l’objet d’un documentaire, Black Fish, qui dénonçait les conditions de captivité des orques.

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