Ils adoptent une truie et décident de l’abattre pour la manger quelques semaines plus tard

molly truie SPCA
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Le 16 février, en Colombie-Britannique (Canada), une truie qui avait été adoptée à la suite d'une opération de sauvetage a été tuée par son maître puis mangée. L'association qui avait secouru l'animal a déclaré être profondément choquée par cet acte considéré comme moralement cruel.

 

Molly, la petite truie âgée de 3 ans, avait été sauvée l'an dernier dans le cadre d'une opération de sauvetage organisée par la branche canadienne de la SPCA (Society for the Prevention of Cruelty to Animals) et qui avait permis à 57 animaux de s'en sortir. Ils avaient alors été soignés et placés dans de nouvelles maisons.

 

molly truie SPCASource : CTV News

 

Mais quelques semaines seulement après que Molly ait trouvé son nouveau chez-elle, la truie vietnamienne a été tuée et mangée par ses maîtres, désormais devenus le couple le plus détesté du Canada, selon les réseaux sociaux.

 

Leon Davis, responsable de la branche de la SPCA située à Nanaimo, une ville bordant la côte Est de Vancouver, s'est dit profondément choqué par la situation. L'homme qui avait été aux côtés de Molly durant sa convalescence et qui lui a trouvé une nouvelle maison n'en revient pas :

 

Au début, j'étais sous le choc. Ce fut un véritable déchirement. Vous savez, tous ces animaux que l'on sauve et que l'on guérit, on s'y attache. Savoir que quelqu'un a fait subir ça à un animal que nous avons sauvé, soigné et à qui nous avons trouvé une nouvelle maison, c'est absolument atroce.

 

Le couple, composé de Austin Manson Forget et Lauren Combs, a subi la colère des internautes après que le premier s'est venté sur les réseaux sociaux d'avoir tué l'animal.

 

molly truie SPCAJack, un autre cochon sauvé par la SPCA et placé dans une famille – Source : CHEK

 

Selon les lois canadiennes, à partir du moment où un individu est considéré comme le propriétaire ou le maître d'un animal, il n'est pas illégal de le tuer. Ce qui est illégal, c'est de faire subir des souffrances aux animaux. Et dans ce cas, les experts ont conclu que Molly n'avait pas souffert lors de sa mise à mort.

 

Ainsi, les deux responsables de cet événement moralement répréhensible ne feront l'objet d'aucunes poursuites judiciaires. Ils seront toutefois placés sur liste noir à la SPCA, et n'auront pas le droit d'adopter d'autres animaux dans les 36 refuges de Colombie Britannique.

 

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