Hauts-de-France : des cadavres d’animaux abandonnés dans la nature

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Thomas Le Goff, habitant de Plomion, dans le nord de la France, a eu la désagréable surprise de découvrir un charnier d’animaux à la fin du mois d’août 2019, au cours d’une de ses promenades à Harcigny, comme le rapporte le site d’informations France 3.

 

L’homme a décidé de prendre des photos du lieu afin de le signaler aux autorités. Il explique :

 

Vous savez, lorsque que vous vous promener avec vos enfants et que vous tombez sur ce genre de choses avec l’odeur épouvantable qui va avec, c’est la santé de la population qui est en jeu et également un risque sanitaire pour notre environnement.

 

Source : Thomas Le Goff

 

En cause, un éleveur de bovins de la zone, qui dépose le cadavre de ses animaux sur son propre terrain jouxtant un chemin communal, et donc emprunté par de nombreuses personnes. Le maire du petit village de 246 habitants confie :

 

En 2014, j’ai averti l’éleveur de retirer ses charniers, car il y en a eu plusieurs, au début je suis allé le voir, mais sans résultat, ensuite je lui ai envoyé des lettres simples et recommandées, tout cela s’étale sur deux ans. J’ai fini par avertir les services de l’État à la Direction Départementale de la Protection des Populations à deux reprises.

 

Sans succès, malheureusement. L’éleveur n’écope que d’un appel téléphonique lui demandant de se mettre en règle, chose qu’il a faite dans un premier temps avant de recommencer. Le maire poursuit :

 

Sa réponse a été de me dire ‘les bêtes sont chez moi’.

 

Source : Thomas Le Goff

 

Ce n’est que lorsque l’affaire s’est retrouvée dans les médias que les choses ont fini par bouger, au grand dam du maire :

 

Il aura fallu qu’un journal local évoque l’affaire pour que les choses bougent, j’ai fait une erreur j’aurais dû contacter les médias beaucoup plutôt, c’est ce que je ferais la prochaine fois.

 

Au niveau de la loi, l’éleveur était pourtant en tort. En effet, les personnes voulant disposer de cadavres d’animaux de plus de 40 kg sont tenus d’avertir les services d’équarrissage dans le 48 heures suivant le décès de la bête. Si l’enlèvement de la carcasse n’a pas été effectué dans les deux jours, les propriétaires sont alors tenus d’avertir les autorités administratives.

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