Haute-Garonne : un sanglier d’une ferme tué

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Pumba, un sanglier, vivait depuis septembre 2020 dans l’école d’équitation La Jumenterie du Tiaous, à Gouzens, en Haute-Garonne. Mais début décembre 2020, l’animal a disparu, et tout porte à croire que les chasseurs sont responsables, comme le rapporte le site de la Fondation 30 Millions d’Amis.

 

En effet, le 6 décembre, un coup de feu a retenti à proximité de l’école. Plus tard, du sang a été retrouvé au sol. Pumba, lui, s’est volatilisé. Martine Bousquet, la propriétaire du centre, s’insurge :

 

Ce sont les chasseurs qui l’ont tué. C’était une petite bête perdue. Ce sanglier s’est familiarisé avec les animaux. Il jouait avec le chien et les chevaux. On le voyait tous les jours. On s’était attaché. Sa disparition nous fait mal.

 

Source : DR

 

Justine, maîtresse de deux chevaux, ajoute :

 

Il s’était vraiment lié d’amitié avec tous les chevaux, même les plus peureux. C’était rigolo. Il se mettait dans la paille avec eux, mangeait du foin avec eux. Il dormait même avec eux ! Il était chez lui et est devenu la mascotte du centre. Sa disparition nous brise le cœur.

 

Pumba s’entendait particulièrement bien avec un vieux cheval de 28 ans, Fakir.

 

La relation entre Fakir et Pumba a été tellement belle à voir. Fakir le prenait sous sa protection. Quand je rentrais du pré, il attendait Pumba. C’était une belle histoire, sans l’intervention de l’homme. C’est vraiment moche de faire cela… Et quand le gendarme a rejeté ma plainte soulignant qu’un sanglier était propriété de l’Etat et que les chasseurs avaient tous les droits, ça m’a mise en colère…

 

Source : DR

 

La gendarmerie a finalement accepté la plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, mais seulement après la publication d’un article dénonçant la mort du sanglier dans le journal La Dépêche. La propriétaire de l’école, ainsi que les membres de l’école, en sont certains : Pumba a été tué par un ou plusieurs chasseurs. Martine Bousquet reprend :

 

Avaient-ils le droit de tirer entre une habitation, une route, un manège de centre équestre, un lieu public, des écuries à moins de 150 mètres les unes des autres ?

 

Isabelle, la propriétaire de Fakir, conclut :

 

On se sent agressés… On a vraiment l’impression que les chasseurs peuvent faire ce qu’ils veulent sans être sanctionnés. On a ici un havre de paix : mais jusqu’à quand ?!

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