Hausse de la maltraitance en France

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Le nombre de condamnations pour maltraitance et acte de cruauté n’a cessé d’augmenter en France entre 2007 et 2017. La hausse a notamment connu un pic à partir de 2015, date à laquelle les animaux ont été reconnus comme êtres sensibles par le code civil, comme le rapporte le site d’informations 20 Minutes.

 

Selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), le nombre de dossiers traités par la justice entre 2016 et 2018 a augmenté de 23 %. Quel est le profil type de l’accusé ? Dans 80 % des cas, il s’agit d’un homme pour la plupart majeur. Environ 30 % des prévenus sont au chômage, demandeurs d’emploi ou sans profession. 15 % sont à la retraite. 7 % sont étudiants. 7 % sont agriculteurs exploitants. Le reste est composé d’un mélange hétéroclite de professions.

 

Entre la période de 2007 et 2017, 30 % des accusés ont dû s’acquitter d’une amende, 29 % ont écopé de peine de prison avec sursis, 23 % d’une mesure alternative et 16 % de peine de prison ferme. Fiona Frattini, la directrice de l’étude, note que les faits se déroulent principalement entre les mois de juin et d’août, ce qui correspond par ailleurs à la période de très fort abandon qui suit les vacances d’été.

 

Source : Pixabay

 

D’ailleurs, le taux d’abandon ne cesse d’augmenter, alors même que la France détient le triste record du pays abandonnant le plus ses animaux en Europe. En 2016, 257 personnes avaient été mises en cause dans des cas d’abandon d’animal domestique. En 2018, on en comptait 395, soit une augmentation de 57 %.

 

Enfin, autre donnée intéressante. Où se produisent les abandons ? 38 % des animaux abandonnés entre 2007 et 2017 l’ont été dans des communes rurales, et 33 % dans des villes de moins de 50 000 habitants. Hélas, il est souvent très difficile de retrouver les propriétaires d’animaux abandonnés, car tous ne sont pas identifiés.

 

Par ailleurs, entre 2016 et 2018, la SPA a recueilli plus de 26 000 animaux.

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