Guyane : procès d’un homme possédant des animaux exotiques

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Un jeune homme originaire de Macouria, en Guyane, comparaissait le 12 décembre 2019 pour détention d’animaux non domestiques sans autorisation et prélèvement et transport d’espèces protégées. La procureure a requis dix mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende, comme le rapporte le site d’informations France Info.

 

Les faits remontent au 29 mai 2019. Les gendarmes, ainsi que des agents de l’Office de la chasse et de la faune sauvage se présentent au domicile du prévenu. Très vite, des heurts éclatent entre les forces de l’ordre et les chasseurs, venus soutenir le jeune homme, qui sera finalement emmené. Sur place, les autorités découvrent notamment un boa constrictor, un anaconda et des perroquets.

 

 

Carmélien-Firmin Madère, président de l’association territoriale de chasse de Guyane, dénonce des violences de la part des forces de l’ordre.  Deux chasseurs, poursuivis pour outrage, comparaissaient par ailleurs également lors du procès. L’un d’eux, Daniel Rodrigues da Silva, estime quant à lui que l’enjeu est en réalité culturel. Lucie Louzé-Donzenac, avocate des chasseurs, a rappelé, au cours de l’audience, que de nombreux Guyanais possédaient des animaux protégés chez eux.

 

Quant au jeune homme mis en cause, il assure qu’il avait recueilli les bêtes pour les soigner, compte tenu du manque de structures adaptées en Guyane. Le procès a été mis en délibéré jusqu’au 20 février 2020.

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