Franche-Comté : hausse des maltraitances

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C’est un effet remarqué dans tous les refuges et associations de l’Hexagone : les adoptions d’animaux de compagnie ont énormément augmenté durant la pandémie. Les éleveurs, également, ont été pris d’assaut. Il semble donc que les Français aient massivement adopté au cours de la crise sanitaire, comme le rapporte le site France Bleu.

 

Les refuges se sont montrés vigilants afin d’éviter les « adoptions pansements », destinées à simplement mieux vivre la période difficile que nous connaissons, comme l’explique Fabienne Chédeville, la présidente de la SPA de Besançon :

 

On a tout fait pour éviter les adoptions coup de cœur, parce que l’on s’ennuie et que l’on aimerait bien un petit animal. Ces demandes farfelues se sont multipliées ! Des personnes qui s’ennuyaient, ou des enfants à qui l’on voulait donner un petit compagnon. Les soigneurs animaliers ont dû avoir cette rigueur avec les nouveaux adoptants potentiels pour leur dire que l’animal pansement pendant la durée du confinement, ce n’était pas possible.

 

 

Fabienne Chédeville donne l’exemple de cette femme, venue demander s’il était possible d’adopter un chien pendant un mois, pour tenir compagnie à sa mère alors en télétravail. Un autre phénomène a également été mis en lumière par la Fondation Brigitte Bardot : celui de l’augmentation des signalements de maltraitance.

 

Hélène Vivier, enquêtrice pour le compte de la Fondation depuis dix ans, explique :

 

Les maltraitants étaient vraiment enfermés chez eux, et niveau psychologique, c’était dur à tenir, avec des tensions, […] donc ça s’est déchaîné dans certains cas sur les animaux. Et puis il y aussi le fait que les gens, en se promenant, ou en étant dans leur jardin, entendaient des choses anormales qui se passaient et ont préféré signaler.

 

Elle explique aussi que certaines personnes, en fuyant le premier confinement, ont tout bonnement abandonné leurs animaux dans leur logement. La police, dans ce genre de cas, a dû intervenir. Une dernière crainte demeure : que se passera-t-il quand la situation reviendra à peu près à la normale ? Doit-on anticiper une hausse massive des abandons, surtout à l’approche de l’été ?

 

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