France : la question des visons abattus

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Le ministère de l’Écologie a ordonné l’abattage d’environ un millier de visons dans un élevage d’Eure-et-Loir. Face au certain détachement de Barbara Pompili, Arnaud Gonzague a signé un billet dans Le Nouvel Obs pour souligner que les visons abattus ne sont pas seulement que des chiffres.

 

Il rappelle ainsi que les animaux sont considérés comme des « êtres sensibles » depuis 2015 par le Code Civil. Arnaud Gonzague dénonce ainsi :

 

Sans tomber dans la sensiblerie facile qu’affectionnent les médias, on se serait attendu à ce qu’une ministre en 2020 – ministre de la Transition écologique de surcroît – fasse preuve d’un minimum de gravité sur le sujet, à défaut d’empathie.

 

Source : AFP

 

En effet, les propos de Barbara Pompili, recueillis au micro de France Inter, restent bien factuels :

 

Le principe de précaution simple, c’est que quand il y a un vison qui est touché par le virus, on abat tout l’élevage. C’est tout simple […] Tous les animaux ont été abattus […] et puis voilà, c’est des mesures toutes simples en fait, de précaution. […] C’est tout simplement ce qu’on veut […], c’est faire primer la sécurité sanitaire.

 

Arnaud Gonzague trace alors le parallèle avec le crise de la « vache folle », qui a semé une véritable psychose en Europe à la fin des années 1990. Pour faire face, les autorités de plusieurs pays avaient procédé à des campagnes d’abattage massif de bovidés. Au Royaume-Uni, ce furent ainsi plus de deux millions de vaches qui furent abattues.

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