Finistère : prison avec sursis pour avoir tué son chien

ADVERTISING

Un homme de 55 ans, originaire de Plobannalec-Lesconil, dans le Finistère, comparaissait le 25 juin 2020 pour avoir abattu son chien le 14 juillet 2019, d’une balle de fusil, comme le rapporte le journal Le Télégramme.

 

Il a  expliqué avoir tenté de séparer ses deux chiens, en train de se battre. Le Boxer, touché au niveau de la moelle, avait longuement agonisé avant d’être conduit aux urgences vétérinaires, où il avait dû être euthanasier. Le chien avait été adopté le mois précédent à la SPA.

 

Prévenus par les voisins ayant entendu la détonation, les gendarmes sont intervenus et ont retrouvé l’auteur du tir enfermé dans les toilettes de sa maison. Alcoolisé, présentant un taux d’alcool de 2,60 grammes, il est finalement maîtrisé. Son fils remet par la même occasion les nombreuses armes que son père possédait aux gendarmes. La liste est longue : sabre, poing américain, machette, carabine, batte de baseball… L’homme, devant le tribunal, a expliqué qu’il gardait cet arsenal pour se défendre.

 

Source : Pixabay

 

Il a aussi affirmé n’avoir aucun problème avec l’alcool. Pour lui, le souci était ponctuel :

 

J’ai bu beaucoup de Ricard car je n’étais pas bien. Je me séparais de ma compagne.

 

Pourtant, il avait déjà été condamné deux fois par le passé pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Après la mort de l’animal, la SPA a porté plainte contre le prévenu, et les nombreux animaux de la famille, qui évoluaient dans une propriété aux allures de déchetterie, lui  ont été retirés. L’homme, de nouveau alcoolisé, s’est alors encore emporté en affirmant qu’il « allait tuer tout le monde ».

 

Dominique Tailhardat, le procureur, a déclaré lors du procès :

 

Soit vous ne comprenez rien aux chiens, soit vous êtes un gros alcoolique. Et donc vous êtes inaptes à éduquer des animaux.

 

Il a requis trois mois de prison avec sursis, ainsi qu’une interdiction de détenir des animaux pendant cinq ans. Le tribunal a bien suivi les recommandations pour la peine de prison, mais a réduit l’interdiction à deux ans. Le coupable devra aussi verser 7000 euros à la SPA.

ADVERTISING