Fin du programme de réintroduction des ours

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Le président Emmanuel Macron a annoncé à Pau le 14 janvier 2020 la fin du programme de réintroduction des ours dans les Pyrénées, comme le rapporte le site d’informations France 3. Le chef de l’État a également promis le repérage des ours posant des problèmes et la participation des élus à la concertation autour des animaux.

 

Ces annonces ont été très bien accueillies par les maires et les paysans, qui réclamaient depuis longtemps des mesures. Bernard Layre, président de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, confie :

 

Ce sont des engagements clairs, des engagements politiques, des engagements concrets qui ont satisfait les éleveurs et donc ça nous rassure quelque part.

 

Source : Frédéric Salein

 

En revanche, le son de cloche est bien différent chez les associations de défense de la nature. Gérard Caussimont président du FIEP-Groupe Ours Pyrénées, lui, ne décolère pas :

 

Nous sommes étonnés que le président n’ai pas reçu les associations de défense de la nature pouvant lui apporter d’autres éléments. On ne sait pas aujourd’hui s’il sera ou pas nécessaire de lâcher d’autres ours pour assurer la survie de cette population pyrénéenne.

 

 

Pour Bernard Layre, l’arrêt du programme était une nécessité : il annonce en effet pas moins de 1400 attaques d’ours. Mais ces chiffres paraissent douteux aux yeux des défenseurs des plantigrades. Gérard Caussimont réplique ainsi :

 

Ces chiffres sont dus au fait que depuis cette année l’Etat a décidé de se montrer généreux vis-à-vis des déclarations faites pas les éleveurs. Il faut faire la preuve que les ours ou les loups ne sont pas responsables de la mort du bétail pour ne pas être indemnisé. L’Etat, par démagogie, pour obtenir la paix sociale, a mis en place un système qui fait augmenter les déclarations de sinistre avec des chiffres astronomiques. « Automatiquement, on arrive à une inflation. 

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