En caméra cachée, il va voir des cirques pour « louer un lionceau » : les réactions sont sidérantes

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Début novembre, le site d'informations France Info a mis en ligne un reportage saisissant : un journaliste, sous le prétexte de louer un lionceau pour un événement, s'est rendu dans cinq cirques, en caméra cachée. Si le premier établissement refuse, d'autres se montrent moins tatillons et hésitent, avant que certains acceptent purement et simplement. L'un des employés avoue même que son cirque a loué un lionceau encore très récemment. Prix proposé : 1500 euros pour une soirée.

 

Source : France Info

 

Rien de plus facile, donc, que de se procurer un petit fauve pour se divertir l'espace de quelques heures. Le 11 octobre 2017, la police est intervenue dans un appartement de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, afin de porter secours à un petit lionceau après avoir arrêté un jeune homme de 24 ans, qui avait loué l'animal.

 

Source : France Info

 

La Fondation 30 Millions d'Amis tient d'ailleurs à tirer la sonnette d'alarme sur ce phénomène grandissant, semble-t-il amplifié par les réseaux sociaux. Selon l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) :

 

En moins de cinq ans, plus d'une quinzaine de grands fauves ont été saisis chez des particuliers par l’ONCFS, principalement en Île-de-France.

 

Et en moins d'un an, l'association a porté secours à 31 animaux sauvages détenus par des particuliers, qui les gardent souvent dans des conditions déplorables. Mais comment ces bêtes se sont-elles retrouvées entre les mains du grand public ? Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes à la Fondation 30 Millions d’Amis, explique, comme l'a montré le reportage de France Info :

 

Pour le trafic, les cirques pourraient recourir à des naissances non déclarées. Plusieurs établissements ont été verbalisés pour mauvaise tenue des registres…

 

 

Des cirques n'hésiteraient ainsi pas à tirer profit de leurs animaux en les revendant ou les louant sans les déclarer, contrevenant bien évidemment à la loi. André-Joseph Bouglione confirme d'ailleurs l'information de l'association, dénonçant par la même occasion la cupidité de certains établissements, qui ne reculent devant rien pour exploiter leurs animaux.

 

Malheureusement, il est difficile d'appliquer un contrôle strict sur les cirques itinérants, d'autant qu'il ne reste aucune trace – les transactions se faisant bien évidemment en liquide. Les particuliers, peu au fait des besoins de ces animaux sauvages, sont tout à fait incapables de s'en occuper correctement.

 

Que peuvent faire les associations face à ce phénomène ? Hélas, les choses sont souvent complexes, car le sauvetage d'animaux sauvages implique une logistique particulière. Il n'est bien évidemment pas question de les relâcher en pleine nature, le contact avec l'homme les ayant rendus impropres à la survie. Il faut donc se tourner vers des sanctuaires, mais ces structures sont peu nombreuses et bien souvent débordées, hélas.

 

Via : Fondation 30 Millions d'Amis / France Info

 

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