Dunkerque : un cheval frappé

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Léa, une jeune femme, a filmé un cavalier en train de frapper un cheval à l’aide de sa cravache dans un centre équestre de Dunkerque, comme le rapporte le journal régional La Voix du Nord. Les faits se sont déroulés à la fin du mois de juin 2020.

 

L’homme, gérant d’un autre club, assène plusieurs cours à l’animal, au niveau du flanc et de la coupe. Léa, jugeant le comportement inadmissible, décide donc de publier la vidéo sur les réseaux sociaux. Elle dénonce :

 

En treize ans d’équitation, je n’ai jamais vu ça dans ce club et ailleurs. J’ai déjà utilisé une cravache, mais jamais aussi violemment. Il y a d’autres méthodes pour faire passer des obstacles.

 

L’homme accusé, lui, réplique :

 

C’était le cheval d’un client et une jeune fille n’y arrivait pas. Des fois, on se doit de les dresser et de les forcer et malheureusement, on doit être un peu dur mais on ne le fait pas tout le temps. Et puis, je n’ai pas frappé la tête. Seulement, ce qu’on ne voit pas, ce sont les caresses et les câlins que je lui ai donnés ensuite

 

 

Il ajoute également que frapper les chevaux avec une cravache est une nécessité pour les dresser. Il regrette les agissements de personnes « qui n’ont pas du tout la même vision ». Le propriétaire du centre équestre a porté plainte contre Léa, qu’il accuse d’avoir écorné l’image de son établissement.

 

Nous ne pouvons accepter l’incident, des mesures ont été prises. Les chevaux font partie de notre famille, mais je ne suis pas éleveur, je ne vais pas lui donner de leçons, on ne doit pas salir un homme pour 15 secondes de vidéo.

 

Année Hamy, présidente de l’association SOS Chevaux, est pourtant formelle  : la violence du geste est avérée.

 

On voit bien les coups, c’est violent, quand on veut faire avancer un cheval on le met en confiance pas en le frappant. On peut mettre des coups de cravache mais sur le pommeau de la selle ou les bottes. Par ailleurs, l’animal a mal et ça se voit. C’est de la maltraitance.

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