Douai : mobilisation pour le chien Lucky

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Les habitants de Douai ont décidé de se mobiliser pour le chien Lucky, devenu un incontournable de la ville, comme le rapporte le site d’informations France Bleu. Lucky n’a pas de maître ni de propriétaire. C’est un chien errant qui s’est simplement fait une énorme place dans le cœur des riverains.

 

Il vit depuis six ans sur la pelouse qui entourent les immeubles du faubourg d’Esquerchin. Il est nourri et promené chaque jour par les habitants du quartier. Mais ces instants de bonheur avec Lukcy risquent de disparaître prochainement. En effet, une association de défense et de protection des animaux souhaite récupérer le chien. Alain Laturelle, devenu porte-parole des riverains, explique :

 

Ils ont dit que c’est un chien malheureux, battu, c’est faux, évidemment. Mais ils ont essayé de le récupérer en disant que l’hiver arrive, qu’il va être malheureux. Mais ils ont quand même compris que ce chien là n’était pas malheureux.

 

Source : Radio France – Louis de Bergevin

 

Irène, qui va bientôt déménager, assure, de son côté, qu’elle reviendra voir Lucky.

 

Il est là, avec nous, ça réconforte. Je viendrai tous les jours. Il nous donne de l’amour, il vient vers nous, il nous protège. Laissez-le tranquille, laissez-le vivre.

 

Lucky est aussi un indéniable vecteur de lien social, qui permet la rencontre. Alain Laturelle poursuit :

 

Il est très intelligent, il aurait pu garder les moutons. C’est un peu une alarme pour le quartier. La nuit quand passent des gens, il aboie. Deux coups de gueule, sans mordre, c’est tout. Ça attire l’attention des gens. D’ailleurs dernièrement il a évité le vol d’un véhicule. Ce chien n’a que des bons côtés.

 

Source : Radio France – Louis de Bergevin

 

Cependant, les habitants ont bien compris que pour pouvoir rester ici, Lucky devait avoir des papiers en règle et un maître désigné. C’est Gary, l’un des voisins, qui a été désigné. Il assure qu' » officiellement sur les papiers, ce sera mon chien mais il sera à tout le monde ». Reste le souci de la déambulation sur la voie publique, qui pose quelques problèmes à la mairie de Douai. Alain conclut :

 

On fait tout ce qu’il faut pour que ça marche ! Nous on est attachés à ce chien, c’est un peu la mascotte.

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