Disparition des ours polaires : de nouvelles études pointent du doigt le réchauffement climatique

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Récemment, un article publié dans le magazine National Geographic est revenu sur la situation des ours polaires, et dresse un bilan des causes du réchauffement climatique sur ce grand mammifère dont l'habitat naturel est chaque jour de plus en plus menacé.

 

Source : Ralph Lee Hopkins, National Geographic

 

Pour rappel, en décembre 2017, le mensuel avait publié une vidéo déchirante montrant un ours polaire squelettique, affamé en raison du manque de nourriture sur son territoire. La raison de ce manque de denrées : la fonte des glaces qui empêche les ours de s'approvisionner en viande de phoque, leur principale source de calories.

 

Source : Capture d'écran de la vidéo de Paul Nicklen et Cristina Mittermeier pour Sea Legacy

 

Alors bien que les scientifiques aient souvent écarté la possibilité d'un lien entre ces deux phénomènes, l'article présenté aujourd'hui propose de relancer le débat en s'appuyant sur les découvertes scientifiques de nombreux experts.

 

Un mammifère pas comme les autres

 

Grâce à différents chercheurs ayant étudié la question de la dissémination des ours polaires, on peut aujourd'hui y voir plus clair, et établir un lien de cause à effet direct entre le réchauffement climatique et la baisse du nombre de ces animaux sur la planète.

 

Source :  Paul Nicklen, National Geographic

 

Tout d'abord, Anthony Pagano, biologiste de la faune sauvage, a mis en évidence le fait que ce mammifère dispose d'un métabolisme très particulier comparé aux autres vertébrés. En effet, l'étude menée par le chercheur a révélé que les ours de ce type ont besoin d'ingérer environ 60% de nourriture de plus que ce que l'on pensait jusqu'à présent.

 

Ces animaux ont la particularité de brûler des calories à grande vitesse (environ 12 325 chaque jour). Ceci peut paraître surprenant, car les ours polaires n'ont pas un tempérament très agité, et passent la plupart de leur temps à marcher ou à dormir.

 

Source : Norbert Rosing, National Geographic

 

De plus, selon Andrew Derocher, meilleur expert en ours polaires du Canada, ces mammifères ne sont "pas faits pour marcher". Ils peuvent perdre du poids extrêmement rapidement, et ils brûlent encore plus de calories en nageant.

 

Le problème dans tout cela, c'est que les ours blancs, de nos jours, brûlent plus rapidement des graisses qu'ils n'en forment. Et pour cause, leur principale source d'alimentation, les phoques, est de plus en plus difficile à trouver.

 

Une denrée qui se raréfie

 

Comme indiqué dans les études menées pour la magazine, ces animaux dépendent énormément des phoques pour se nourrir. Ces derniers sont en effet très riches en calories, et permettent aux ours d'être rapidement rassasiés et de stocker des graisses.

 

La plupart du temps, les ours blancs chassent assis. Ils s'allongent sur un banc de glace et attendant que les phoques sortent la tête de l'eau pour les attraper. Une technique sans efforts qui leur permet de ne pas perdre trop de calories.

 

Source : National Geographic

 

Si les ours ont tant de mal à se procurer de la nourriture aujourd'hui, la raison est donc devant nos yeux. La fonte des glaces, induite pas le réchauffement climatique, réduit le nombre de phoques sur la banquise et ainsi la quantité de nourriture disponible pour les ours.

 

14% d'eau et de glace en moins tous les 10 ans

 

L'Arctique, habitat naturel des ours polaires, est la région la plus touchée par le réchauffement climatique. Aujourd'hui, des satellites montrent que de 1981 à 2010, la surface de la glace a diminué de près de 2 millions de kilomètres carrés. La taille de l'Alaska et de la Californie réunies, rappelle le magazine.

 

Source : Paul Nicklen, National Geographic

 

De plus, il semblerait que la glace fonde plus rapidement que d'habitude, et qu'elle se reforme plus lentement. En conséquence, les ours polaires sont obligés de parcourir de très longues distance en marchant ou en nageant afin de trouver de la glace, et donc de la nourriture. Dans certains cas, ils préfèrent même économiser de l'énergie et jeûner une partie de l'été et de l'automne, en vivant sur les réserves accumulés au printemps.

 

Source : Paul Nicklen, National Geographic

 

Dans le cadre de son étude, Anthony Pagano a également capturé plusieurs ours mâles et femelles afin de les équiper de GPS et de prélever des échantillons de sang et d'urines. Une fois les données récoltées, il s'est aperçu que les ours n'avaient pas parcouru beaucoup de distance, mais qu'ils avaient tout de même brûlé une grande quantité de graisse. Durant cette période d'observation de dix jours, certains d'entre eux avaient même perdu jusqu'à 20 kilos.

 

Source : Paul Nicklen, National Geographic

 

Steven Amstrup, scientifique pour Polar Bears International, a déclaré à propos de cette étude :

 

C'est une étude très importante. Elle montre que les ours polaires se rapprochent plus des gros félins carnivores,  comme les lions et les tigres, qui ont un métabolisme à forte concentration énergétique.

 

Actuellement, les ours blancs sont listés parmi les espèces vulnérables par l'IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature). Leur habitat naturel est gravement menacé, et le réchauffement climatique en est la cause principale.

 

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