Des dizaines de singes, accusés à tort de propager la fièvre jaune, sont massacrés au Brésil

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Depuis le début de l'année, 238 singes ont perdu la vie dans l'État de Rio, dans le sud-est du Brésil. 70 % des primates ont été tués par les humains, soit à coups de bâton, soit par empoisonnement, tandis que les autres sont morts de causes naturelles, en général de maladie.

 

Les singes sont malheureusement la victime d'une désinformation dramatique : ils sont accusés, à tort, de transmettre la fièvre jaune qui a déjà fait 25 victimes humaines depuis janvier. Les vaccins se sont écoulés en un temps record, et les primates sont devenus les coupables tout désignés.

 

Source : Carl de Souza

 

Pourtant, le responsable est ailleurs. La fièvre jaune est transmise par les moustiques, qui s'attaquent aussi bien à l'homme qu'au singe. Les cadavres des animaux tués ont été confiés à un laboratoire, afin d'y être examinés. Fabiana Lucena, vétérinaire, explique :

 

Le singe est une victime. Et s'il n'y a plus de singes dans la nature, les moustiques vont s'attaquer à l'Homme.

 

Source : AFP

 

Guilherme Marrara, directeur du parc écologique municipal, à Sao Carlos, dans l’Etat de Sao Paulo, également touché par la maladie, confie :

 

Les gens à la campagne pensent que le mal vient des singes. Que la fièvre jaune se transmet par une morsure ou par le simple fait d’être à proximité des animaux. Alors ils les tuent.

 

Source : WikiCommons

 

Pourtant, paradoxalement, les singes sont un rempart très efficace contre la maladie, comme le souligne ensuite Guilherme Marrara :

 

Les singes sont au contraire une protection pour l’homme. Le moustique, vecteur de la maladie, préfère le sang des singes. En leur absence, l’insecte finit par s’attaquer à l’homme.

 

Pour tenter d'endiguer ces violences, les services sanitaire de la ville de Rio ont mis en place une campagne de sensibilisation.

 

Source : Le Monde

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