Des chiens renifleurs de Covid-19

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L’entraînement des chiens destinés à détecter le Covid-19 se poursuit à l’école vétérinaire nationale à Maisons-Alfort, comme le rapporte le journal Le Parisien. Depuis plusieurs semaines, les animaux suivent en effet une formation afin de faciliter l’identification rapide des malades.

 

Pour ce faire, les chiens reniflent une compresse imprégnée de la sueur d’une personne atteinte par le coronavirus. Et à l’heure actuelle, les résultats sont particulièrement encourageants, puisque  l’expérience affiche un taux de réussite de 95 %. Les toutous pourraient donc très bientôt venir renforcer l’arsenal de tests déjà existant.

 

À l’origine de ce projet, baptisé Nosaïs, on retrouve Dominique Grandjean, 63 ans, professeur à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort. Il explique que « ce programme a été lancé pour pousser au maximum le travail avec les chiens de détection médicale ».

 

Dominique Grandjean espère que les chiens pourront être utilisés dans les zones de passage, à risque, comme les gares ou les aéroports, pour détecter les malades au plus vite et éviter une contamination à grande échelle.

 

 

Les chiens, âgés de 18 mois à 8 ans, achèveront bientôt leur formation, désormais couronnée de succès. Dominique Grandjean poursuit :

 

L’étape deux, ce serait de savoir si on peut faire valider le fait que le chien est capable de détecter le Covid-19. L’étape trois, d’en faire entrer en Ehpad par exemple. Il faut définir les conditions d’emploi.

 

L’École vétérinaire de Maisons-Alfort n’est pas le seul endroit où des tests similaires ont eu lieu. Des équipes ont en effet mené ce type d’expérimentation partout à travers le monde, comme au Liban ou aux États-Unis. En France, l’hôpital d’Ajaccio s’est aussi lancé dans l’aventure. Et là encore, les résultats sont plus qu’encourageants.

 

Dominique Grandjean souhaite également que ces tests ne restent pas au stade de la théorie.

 

Il faut qu’il y ait une application derrière. Les critiques, je les entends. Mais il ne faudrait pas arriver après la bataille. [La France] n’est pas à la hauteur.

 

Source : Le Parisien

 

Loïc Dombreval, député des LREM des Alpes-Maritimes et président du groupe d’études « Condition Animale » de l’Assemblée nationale, ajoute  :

 

Il y a un vrai mépris de la médecine humaine pour la médecine vétérinaire, alors qu’on a tout intérêt à les décloisonner. Pour faciliter la prévention, pour d’autres pandémies qu’on ne manquera pas de connaître.

 

À l’heure actuelle, le Ministère de la Santé n’a pas souhaité commenté cette étude.

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