Des chevaux retrouvés morts et torturés

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Un autre cheval a été victime, le 14 mai 2020, d’un terrible acte de barbarie, comme le rapporte le site d’informations France 3. Mélissa Veron, la propriétaire de l’animal, explique :

 

Je suis allée voir ma jument vers 8h30 et en m’approchant j’ai vu qu’elle était morte et qu’elle avait l’oreille coupée. Ça a été le choc, j’ai hurlé quand je l’ai vue et j’ai pleuré toute la matinée.

 

La jeune femme a aussitôt contacté les gendarmes après avoir constaté que les clôtures qui protégeaient le champ avaient été sectionnées. Elle ajoute :

 

La vétérinaire est aussi venue pour constater. Pour l’instant, on pense qu’elle est morte là où on l’a retrouvée parce qu’il n’y a pas de sang ailleurs. Elle a sans doute été assommée.

 

Source : Mélissa Veron

 

Vendredi 15 mai, Mélissa s’est rendue à la gendarmerie pour porter plainte. En colère, elle ne comprend pas pourquoi quelqu’un s’en est pris à sa jument.

 

C’est l’incompréhension totale, c’est de la barbarie pure et dure. On se dit toujours que ça n’arrive qu’aux autres.

 

Malheureusement, la jument de Mélissa n’est pas la première victime d’une de ces terribles attaques. Dans la nuit du 22 au 23 avril 2020, un cheval a subi le même sort à Quierzy, dans l’Aisne. Sainte-Rique, une pouliche âgée de deux ans, a été retrouvée égorgée, l’oreille coupée, par sa propriétaire, Stéphanie Gachelin. Le père de cette dernière explique :

 

C’est ma fille qui a découvert la pouliche. Le matin, je suis parti nourrir les chevaux du paddock et elle a pris un seau pour nourrir les pouliches. Puis elle s’est mise à hurler. Elle m’a dit « viens vite, il y a du sang partout ! » Et là, j’ai fait cette macabre découverte. J’ai vu que Sainte-Rique avait été égorgée, que son oreille avait été coupée et qu’elle avait une profonde entaille à la cuisse.

 

Nous avions pas réussi à exprimer notre colère car la.peine était trop présente aujourd’hui elle est toujours là mais la…

Publiée par Stephanie Thedreamhorses sur Dimanche 26 avril 2020

 

Saint-Rique, future jument de course, était à la garde de Stéphanie qui assurait son débourrage. Prix estimé de l’animal ? Plus de 100 000 euros.  Stéphanie poursuit :

 

Ils ont d’abord tenté d’attraper une autre jument qui s’est débattue. Je l’ai remarqué car son licol était cassé et qu’elle avait des traces de brûlures derrière les oreilles. Puis ils se sont rabattus sur Sainte-Rique, qui était toute gentille et qui a dû les laisser s’approcher facilement.

 

La série macabre ne s’arrête pas là. En juin 2019, un cheval mort dans des circonstances similaires avait été retrouvé à Châtel-Guyon, dans le Puy-de-Dôme. Le 12 février 2020, un employé du lycée agricole de Château-Salins, en Moselle, avait découvert le cadavre de Gold, un cheval âgé de 4 ans, dans son box. Toujours en février 2020, un trotteur perdait lui aussi la vie en Vendée. Philippe Boutin, son propriétaire, confie :

 

Le cheval est sorti vendredi après-midi. Il devait courir ce weekend. Il était en grande condition. Le soir, il avait mangé vers 19h, tout allait très bien. On l’a retrouvé le lendemain matin mort dans son paddock et une oreille coupée jusqu’à la tête.

 

Source : DR (via La Montagne)

 

Point commun entre toutes ces affaires ? L’oreille coupée. Mais pas suffisant, selon les enquêteurs, pour lier les coupables entre eux. Stéphanie explique :

 

Pour eux, ça ne serait pas les mêmes personnes car le mode opératoire n’est pas exactement le même à chaque fois. Il n’y a que l’oreille coupée qui revient. Moi aussi je pense que ça peut être une histoire comme ça. Ça peut être des fous qui font ça pour se sentir valorisés. Il y a peut-être même de l’argent en jeu.

 

L’enquête, pour le moment, suit son cours. Le procureur de la République de Laon a déclaré, concernant la piste d’un challenge macabre :

 

Nous n’avons pas d’éléments tangibles à ce jour. Cette hypothèse reste une possibilité mais tant qu’on n’a pas identifié l’auteur, c’est délicat. Vu les circonstances particulières, les enquêteurs poursuivent leur travail.

 

Mélissa Veron, de son côté, promet qu’elle n’abandonnera pas tant que le ou les coupables n’auront pas été retrouvés. En attendant, elle conseille à tous les propriétaires de chevaux de ne plus laisser leur animal dormir à l’extérieur. Stéphanie Gachelin conclut :

 

Je n’en ai plus aucun qui dort dehors tant que je n’aurais pas équipé le haras de détecteurs de mouvement et de projecteurs. Si ça devient un jeu macabre, ça peut très bien continuer…

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