Des associations contre le transport d’animaux

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Cinq associations demandent aux autorités françaises de suspendre l’exportation d’animaux par bateau vers des pays étrangers, comme le rapporte le magazine Plein Champ. La Fondation Brigitte Bardot, Welfarm, L214, le CIWF et la LFDA s’associent ainsi pour mettre la France face à ses responsabilités.

 

En effet, selon elle, l’Hexagone enfreint le règlement européen entourant le transport d’animaux vivants. Selon ce règlement, il est interdit de transporter des animaux dans des conditions qui mettraient en péril leur santé ou leur bien-être. Or, il est certain que les conditions de transport par bateau sont tout bonnement indicibles, comme de nombreuses enquêtes l’ont déjà démontré. L’association Welfarm dénonce :

 

Que se passe-t-il à bord des navires bétaillers qui sillonnent la Méditerranée ? Dans quel état les animaux arrivent-ils à destination ? Combien meurent à bord ? Même la Commission européenne l’ignore.

 

Source : Animal Welfare Foundation

 

La Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission européenne a conscience du problème et a même reconnu que les pays de l’Union Européenne péchaient dans leurs systèmes pour assurer le transport des animaux dans des conditions dignes vers des pays tiers. Un rapport explique :

 

Sur le lieu de départ, bon nombre d’autorités compétentes autorisent le transport, d’une part, sur la foi de documents incomplets ou incorrects et, d’autre part, sans tenir compte des conditions météorologiques. […] Ni les autorités compétentes du lieu de départ, ni celles du port de sortie de l’UE, ne constatent et signalent ces irrégularités administratives, qui ne sont donc pas corrigées de manière systématique. 

 

La Commission conclut :

 

À l’heure actuelle, les pays tiers, les transporteurs et les capitaines des navires ne fournissent aucun retour d’information systématique sur l’état des animaux pendant le trajet en mer et leur état à l’arrivée à destination.

 

 

Les associations dénoncent non seulement la façon dont sont transportés les animaux, mais également la manière dont ils le sont. Les bateaux utilisés sont en général vieux et peu adaptés. Welfarm poursuit :

 

85 % des navires ayant chargé des animaux à Sète depuis trois ans sont classés sur liste noire par le Mémorandum de Paris, c’est-à-dire qu’ils présentent un risque élevé en matière de sécurité maritime.

 

La Commission Européenne a d’ores et déjà demandé à ses États d’inspecter les navires. Mais pour faire avancer un peu plus vite les choses, les cinq associations ont lancé une pétition, qui a déjà récolté plus de 100 000 signatures. Vous pouvez la signer en cliquant ici.

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