Débat autour de la chasse à courre

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L’interdiction ou non de la chasse à courre s’est depuis longtemps invitée dans le débat politique. Alors qu’une grande majorité de Français s’y opposent, ses amateurs la défendent bec et ongles au nom d’une tradition ancestrale. Le journal Ouest France a fait intervenir deux experts afin de confronter leurs opinions et d’éclairer un peu le débat.

 

Le quotidien régional a ainsi fait appel à Muriel Arnal, la présidente de l’association One Voice, et Antoine Gallon, le directeur de communication de la société de vénerie. Muriel Arnal dénonce les conditions d’organisation des chasses à courre, l’impact qu’elles ont sur la nature, mais également le sort des chiens de chasse, traités avant tout comme des « outils ». Chaque année, 900 cerfs, 1200 chevreuils et 600 sanglier tombent sous les coups de dague des chasseurs.

 

Source : DR

 

Muruel Arnal dénonce le calvaire vécu par les animaux traqués.

 

Dans les heures qui suivent la traque, beaucoup d’animaux meurent de stress ou sont empoisonnés par l’acide urique dans leur sang car ils ont passé des heures à courir sans pouvoir s’arrêter.

 

L’association One Voice s’insurge également contre la certaine complicité du gouvernement envers cette pratique. À l’heure actuelle, aucune mesure concrète n’existe pour limiter la chasse à courre.

 

Des arguments que rejette Antoine Gallon. Il souligne d’abord l’essor de la chasse à courre en France, en expliquant qu’il existe aujourd’hui plus de 1000 équipages. Il affirme également :

 

La chasse à courre est le mode de chasse qui se rapproche le plus de la prédation naturelle. Les animaux que nous chassons, (lièvre, lapin, renard, chevreuil, sanglier ou cerf) mettent en œuvre les ruses que leurs espèces ont développées depuis des dizaines de milliers d’années pour échapper à leurs prédateurs.

 

Source : DR

 

Il explique par ailleurs que la chasse permet une meilleure connaissance des animaux chassés, des chiens de chasse, ainsi que la mise en place d’un dressage particulier des chevaux. Il poursuit :

 

Interdire la chasse à courre, ou la chasse tout court, serait une absurdité sur le plan écologique. La régulation de certaines espèces sauvages est une nécessité sous nos latitudes pour autoriser une cohabitation entre les activités agricoles, forestières et périurbaines et la survivance d’une faune sauvage. […] Défendre la chasse à courre, c’est aussi défendre un droit et une liberté. Ce n’est pas parce que des animalistes sont contre une activité, qu’elle doit disparaître.

 

Pourtant, l’immense majorité de la population semble être du côté de Muriel Arnal. En effet, de nombreux Français s’opposent à la chasse à courre, et à la chasse en général. Pet Alert a lancé une grande pétition pour demander une réforme en profondeur de la chasse, avec, notamment, l’interdiction des chasses traditionnelles, dont la chasse à courre.

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