De plus en plus de dauphins échoués

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Mardi 23 février 2021, la Ligue de Protection des Oiseaux est montée au créneau pour dénoncer les échouages massifs de dauphins depuis le début de l’année, dans le Golfe de Gascogne. En effet, plus de 400 carcasses de cétacés ont été retrouvées sur les plages, comme le rapporte le site d’informations France Bleu.

 

Le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, présent à La Rochelle mardi, a interpellé la ministre de la Mer au sujet des captures accidentelles au cours de la pêche, qu’il estime en grande partie responsable. Willy Dabin, ingénieur à Pélagis, confie :

 

400 dauphins (morts de captures accidentelles) depuis le 1er janvier sur environ 500 signalements d’échouage, c’est autant en moins de deux mois que lors des plus petites années de chiffrage, qui existe depuis les années 1980

 

De son côté, Iker Castège, directeur du Centre de la mer à Biarritz, explique :

 

Trouver une cause unique est assez compliqué, il y a beaucoup de choses qui peuvent expliquer la mortalité d’un individu. La difficulté pour nous est de faire la part des choses, de pouvoir déterminer ce qui est dû à des causes accidentelles ou humaines, de ce qui est dû à des changements profonds de l’écosystème.

 

Source : Radio France – Céline Arnal

 

Pour le chercheur, le dérèglement climatique est également coupable.

 

C’est peut-être contre-intuitif, mais certaines populations sont en augmentation ces dernières années, en lien avec les changements climatiques, des espèces plutôt méridionales. C’est difficile de savoir si l’augmentation des échouages est plus dû à une augmentation des populations en mer – avec une mortalité identique, on va dire – ou à des questions de surmortalité.

 

Selon Iker Castège, il est important de réaliser des études précises pour mieux comprendre le phénomène.

 

Pour éclairer les décisions politiques ou de gestion, surtout lorsque c’est un sujet sensible, il est important d’avoir des données et analyses objectives pour essayer de comprendre les phénomènes, donc on ne peut qu’encourager les études.

 

Serge Larzabal, président du comité local de pêche, explique quant à lui :

 

Les captures accidentelles elles existent, on le regrette, mais je pense qu’il faut mettre à plat la réalité des choses. Des engagements ont été pris avec différents services scientifiques. Des pêcheurs vont embarquer des observateurs, des pêcheurs volontaires vont mettre des caméras à bord, on essaye au maximum d’être transparents. Il faut calmer le débat, être serein et mettre tout en œuvre pour minimiser ces prises accidentelles.

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