Coronavirus : la Chine prône la bile d’ours

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Alors qu’aucun traitement ne se soit montré complètement concluant contre le Covid-19, malgré des pistes plus ou moins prometteuses, le gouvernement chinois a décidé de conseiller à ses citoyens d’utiliser de la bile d’ours pour se prémunir contre le virus, comme le rapporte le magazine Sciences et Avenir.

 

Cette affirmation n’a pourtant bien entendu aucune base scientifique sérieuse et s’inscrit plutôt dans la droite ligne de la médecine traditionnelle chinoise, à base de croyances et de superstitions. La bile d’ours aurait ainsi des vertus thérapeutiques contre le cholestérol et les calcules biliaires ou rénaux. Le gouvernement chinois a donc autorisé la commercialisation d’un remède à base de bile d’ours, de poudre de corne de chèvre et d’extraits de plantes, à administrer aux patients les plus touchés. Cette préparation est commercialisée sous le nom de Tan Re Qing par le laboratoire Kaibao de Shanghai. Elle est indiquée dans le traitement des maladies respiratoires, comme la pneumonie.

 

Source : Animals Asia Foundation

 

Mais derrière ce médicament à base de bile d’ours se cache une véritable cruauté envers les plantigrades utilisés pour la concoction de ce « médicament ». En effet, les animaux sont enfermés dans de minuscules cages des journées durant, alors que leur bile est prélevée et récupérée pour servir à la fabrication de la pharmacopée traditionnelle chinoise. Les associations de protection des animaux, qui luttent déjà contre cette industrie, craignent à présent que les recommandations du gouvernement chinois mettent en péril la survie de l’ours noir, espèce menacée en Asie.

 

Elles pointent également du doigt les contradictions des autorités, qui interdisent le commerce des animaux sauvages et exotiques sur les marchés tout en autorisant, voire en encourageant, le recours à un médicament dont l’essence même est le produit d’un animal sauvage.

 

Brian Daly, porte-parole de l’Animals Asia Foundation, déplore auprès de l’AFP :

 

Promouvoir le recours à la bile d’ours risque de se traduire par une augmentation des volumes prélevés, non seulement aux dépens des ours en captivité mais aussi de ceux qui sont en liberté.

 

Source : Animals Asia Foundation

 

Richard Thomas, de l’association Traffic, abonde :

 

Dans toute l’Asie, le commerce de bile d’ours est florissant, alors même qu’il est interdit dans la plupart des Etats.

 

Malheureusement, au vu des déclarations de Pékin, il ne semble pas sur le point de s’arrêter.

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