Coronavirus : difficultés financières pour les zoos

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La baisse de fréquentation entraînée par le confinement commence à peser lourd dans la balance des comptes pour les zoos et aquariums français, comme le rapporte le site d’informations France Bleu.

 

Planète Sauvage, l’un des parcs les plus importants de Loire-Atlantique et qui affiche une fréquentation annuelle habituelle de 290 000 visiteurs, confie, à travers la voix de Clémentine Amar, sa chargée de communication :

 

On essaye de continuer de partager au maximum la vie du parc, les soigneurs nous envoient des photos et des vidéos. On a beaucoup d’interaction. Les gens sont disponibles et prennent plaisir, pour nous c’est encourageant.

 

Source : DR

 

Malheureusement, le manque à gagner reste très important. D’autant que Planète Sauvage avait commencé des travaux avant la fermeture de l’établissement. Du côté du zoo de la Boissière du Doré, qui compte environ mille animaux, même constat. Sébastien Laurent, son directeur, avoue avec désarroi :

 

Je dors mieux depuis quatre jours car à force de chercher des prêts, j’en ai trouvé trois. La mauvaise nouvelle c’est qu’on a recréé de l’endettement, on a emprunté  750 000 €. De quoi tenir avril, mai et juin.

 

Avant d’ajouter :

 

On a des messages de partout, ça fait du bien de se sentir soutenu, on a beaucoup d’encouragements, des gens qui disent tenez bon, dès que ça rouvre on arrive.

 

À l’Océarium de Croisic, aussi en Loire-Atlantique, les choses paraissent un peu moins difficiles, grâce à quelques mois de trésorerie d’avance. L’aquarium avait également anticipé, comme l’explique Stéphane Auffret, son directeur :

 

Dès les premiers jours on avait commandé de la nourriture chez nos fournisseurs en France et à l’étranger et nous travaillons aussi avec l’apport local d’un chalutier. Avec notre stock de congelés on est parés pour les quatre prochains mois.  Je dois avec quatre tonnes de poissons en stock.

 

 

Il précise aussi :

 

La banque accepte l’accord de principe pour un prêt garanti par l’état qui représente un quart du chiffre d’affaire.

 

De quoi voir venir au mois quelques mois, d’autant que Stéphane Auffret songe déjà à l’après et à la sortie de crise. Pour lui, les choses ne seront plus jamais comme avant.

 

On sait aussi que les comportements vont changer, que voyager en faisant trois clics sur sont ordinateur ça va évoluer et il est difficile de savoir comment les gens vont réagir.

 

Seul point positif : les animaux se portent à merveille. Stéphane Auffret conclut :

 

Depuis un mois on bénéficie d’une eau de très bonne qualité, et c’est un plus pour les animaux et les invertébrés.

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