Coronavirus : des avancées scientifiques

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Le Covid-19, plus communément appelé coronavirus, se répand dans le monde entier à vitesse grand V. Au moment de la rédaction de cet article, plus de 280 000 personnes ont été touchées dans 163 pays différents. 12 000 sont mortes. La France n’a pas échappé non plus à la pandémie et affiche aujourd’hui plus de 12 500 cas et 450 décès. Des chiffres, qui, hélas, risquent de dramatiquement augmenter au fil des semaines.

 

Le Covid-19, provoqué par le virus SARS-CoV-2, est apparu en Chine à la fin du mois de décembre 2019, sur un des marchés de Wuhan, dans la province de Hubei.  Les circonstances de sa naissance sont encore floues, même si les scientifiques s’accordent à dire qu’il émane d’un animal. L’hypothèse avancée est celle de la consommation d’une viande infectée, sans doute le pangolin ou la chauve-souris, les deux principaux suspects, comme le rapporte le journal Sciences et Avenir.

 

Source : AFP

 

La chauve-souris est connue pour être porteuse d’un type de coronavirus  depuis plusieurs années. Elle est déjà à l’origine de l’épidémie de SRAS, appelée aussi SARS-CoV (severe acute respiratory syndrome coronavirus), partie de Chine en 2002. Des chauves-souris d’une grotte du Yunnan avaient transmis le virus à une civette masquée, mets apprécié des Chinois. La consommation de viande de civette avait fait le reste.

 

La thèse de la chauve-souris semblait avoir été accréditée assez rapidement par une étude effectuée par des chercheurs chinois et publiée dans la revue Nature. Cette étude attestait d’une correspondance à 96 % entre un coronavirus de la chauve-souris et le Covid-19. Quelques jours plus tard, une autre équipe de chercheurs, toujours chinois, annoncait avoir trouvé un autre « réservoir » du Covid-19, le pangolin, avec une correspondance de 99 %.

 

Source : DR

 

En réalité, les choses sont plus complexes, d’autant qu’une autre étude est venue contredire la précédente, affirmant que la correspondance entre le coronavirus trouvé chez le pangolin et le Covid-19 ne serait que de 90 %. Alors, où est la vérité ? Une partie du génome du coronavirus dont est porteur le pangolin est pourtant bel et bien identique à celui du Covid-19. Alexandre Hassanin, maître de conférences à Sorbonne Université, explique dans le magazine The Conversation :

 

Pour simplifier, cela signifie que le coronavirus isolé chez le pangolin est capable d’entrer dans les cellules humaines alors que celui isolé chez la chauve-souris ne l’est pas. Le virus Sars-CoV-2 serait issu d’une recombinaison entre deux virus différents.

 

La science n’a hélas pas encore toutes les réponses. Les études prendront très certainement plusieurs années avant d’arriver à une conclusion fiable. En attendant, le monde s’organise pour lutter le plus efficacement possible contre le virus. La France, ainsi que d’autres pays, ont fait le choix du confinement de l’ensemble de la population.

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