Coroanvirus : des refuges saturés

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Si la vague d’abandons liée au coronavirus n’a finalement pas eu lieu, la SPA tire cependant la sonnette d’alarme. En ces temps de confinement, toutes les adoptions sont en effet suspendues dans les refuges, qui arrivent à saturation, comme l’explique le site d’informations France 3.

 

Jacques-Charles Fombonne, le président de l’association, confie :

 

On ne peut évidemment pas se contenter de laisser les croquettes sur place. Le personnel de la SPA continue de nettoyer les boxes et les différents espaces, de nourrir et donner à boire aux animaux, et les soigner si c’est urgent. Il y aussi un peu de promenade, limitée. Nos équipes sont divisées en deux pour assurer un roulement au cours de la semaine. Elles ne se croisent pas et n’utilisent pas le même matériel afin de respecter toutes les consignes de sécurité contre la propagation du virus.

 

 

Les animaux, eux, continuent malgré tout d’arriver, et les places dans les refuges se font de plus en plus rares.

 

 Il y a deux ou trois semaines, les taux d’occupation étaient déjà importants, mais aujourd’hui on est quasiment plein, les seuils de tolérance sont largement dépassés.

 

Jacques-Charles Fombonne ne peut s’empêcher de s’inquiéter :

 

D’un côté, nous continuons à recueillir toujours autant d’animaux perdus ou abandonnés, qui viennent pour la plupart des fourrières. Ils ont beau être prêts à l’adoption, de l’autre côté, il n’y a plus de « flux sortant » en quelque sorte. A un moment donné, quand les refuges de l’ensemble des associations seront complètement pleins, que va-t-il se passer ? Si on arrive au bout de toutes nos capacités, les animaux issus des fourrières seront euthanasiés. On risque une catastrophe, mais heureusement on n’en est pas encore là.

 

Face à l’urgence, la SPA a sollicité l’aide des préfets pour tenter d’obtenir des dérogations et permettre les adoptions, qui se feraient alors en ligne, afin de limiter au maximum les contacts. Pour le moment, seul un préfet, celui de la Somme, a répondu à l’appel. Alors, l’association envisage des solutions alternatives :

 

On peut transférer les animaux entre les refuges avec des véhicules spéciaux, mais c’est évidemment très limité, précise le président de l’association. Il y a aussi une solution payante, on va solliciter des familles d’accueil. Mais le problème reste le même.

 

 

Avec la saison des chatons qui arrive, nul doute que les refuges arriveront assez vite à saturation. En attendant, la SPA a décidé de prêter 14 ventilateurs à l’État. Jacques-Charles Fombonne conclut :

 

Ce n’est pas beaucoup, certes, mais on va les prêter. On ne fait plus d’opération, sauf si c’est urgent. On aide aussi dans la mesure du possible des petites associations de protection des animaux, qui n’ont pas pu anticiper leur trésorerie, pour l’achat de croquettes ou les premiers soins par exemple.

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