Colère du mari d’une femme tuée par un chasseur

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Thérèse Coudrais, 71 ans, est morte le 14 octobre 2017 après avoir été visée par un chasseur alors qu’elle se trouvait dans son jardin, dans l’Aveyron. Trois ans plus tard, le tireur avait été condamné à un an de prison avec sursis. Une peine trop faible pour le mari de Thérèse, qui s’est confié au magazine Envoyé spécial.

 

Encore très ému, il explique que Thérèse s’est rendue dans leur jardin après avoir entendu des chiens aboyer, puis s’est approchée de la haie.

 

Et lui [le chasseur], il était là, 8 à 10 mètres plus loin, et il a tiré dans sa direction, croyant que c’était un cervidé… Elle est tombée là.

 

 

Thérèse est morte sur le coup. Le chasseur, jugé pour homicide involontaire, a écopé d’une peine de prison avec sursis et s’est vu retirer son permis de chasse pour une période de dix ans.

 

C’est très, très peu. Je m’attendais à un an ferme. C’était le minimum qu’il aurait dû avoir. […] C’est une faute très grave.

 

M.Coudrais est lui-même chasseur et explique qu’il n’aurait jamais tiré en direction d’une habitation.

 

Je ne comprends pas qu’il ne soit pas radié complètement de la chasse de la commune.

 

Quant au chasseur responsable, il a déjà expliqué qu’il comptait reprendre son fusil dans dix ans, estimant que de « l’eau sera passée sous les ponts ». Les accidents de chasse font plusieurs victimes chaque année en France. En décembre 2020, la mort de Morgan Keane, un jeune homme de 25 ans, tué chez lui alors qu’il coupait du bois, avait provoqué un vague de révolte et de protestations, alors que désormais, la très grande majorité des Français s’opposent à la chasse.

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