Chasse : des dérogations pour les chasseurs

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La question de la chasse durant le confinement s’est posée dès le début de la pandémie de coronavirus en France. Autorisée dans un premier temps dans des conditions strictes, elle avait finalement été interdite après un rétropédalage du Ministère de l’Agriculture, comme le rapporte le magazine Huffington Post.

 

Certaines préfectures ont cependant décidé d’accorder de rares dérogations aux chasseurs afin que ceux-ci puissent réguler la population d’animaux sauvages et éviter la survenue de dégâts dans les villes au sein desquelles ils s’aventurent désormais ou dans les cultures. Car alors que l’activité humaine est désormais suspendue, la nature continue de vivre.

 

Source : Pixabay

 

Mais l’exercice de ces chasses spéciales devra se faire dans des conditions strictes qui respectent les gestes barrières édictés par le gouvernement : les chasseurs seront seuls. Les battues collectives sont strictement interdites. Ces dérogations, pour le moment, se comptent sur les doigts d’une main.

 

Dans les Landes, la préfecture en a délivré pour permettre de chasser les sangliers qui menacent les cultures. En Aude et en Côte-d’Or, ces mêmes sangliers seront nourris de grains sur leur lieu de vie afin d’éviter qu’ils ne s’en prennent aux champs. La Fédération Nationale des Chasseurs, de son côté, explique que les personnes ayant obtenu une dérogation doivent se munir de leur permis de chasse, ainsi que de l’autorisation de sortie émise par les autorités et d’une copie de l’arrêté préfectoral.

 

 

La Fondation Brigitte Bardot a dénoncé ses dérogations sur son compte Twitter :

 

Alors que la France est confinée, les chasseurs (cet Etat dans l’Etat) s’autorisent à poursuivre leurs nuisances et à perturber la nature, notamment en continuant à agrainer, favorisant ainsi la reproduction des sangliers… pour ensuite légitimer leur abattage.

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