Chasse : des animaux élevés pour être tués

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L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) a publié, samedi 14 septembre 2019, une vidéo édifiante, intitulée Carnage derrière le grillage.

 

Sur les images, tournées entre septembre 2018 et février 2019, des chasseurs traquent notamment un sanglier, dans un parc spécialement créé pour eux. Les animaux sont également élevés à destination de cette chasse de loisir. Les chasseurs semblent prendre leur temps ; le sanglier, acculé, est achevé à coups d’épieux, puis dévoré par les chiens.

 

Comme ils sont sûrs de l’avoir, ils ne le tuent pas tout de suite, il faut s’être amusé avec.

 

Source : Aspas

 

Les sangliers ne sont pas les seuls animaux élevés spécifiquement pour fournir ces parcs en gibier. Entre 50 000 100 000 cerfs, sangliers, chevreuils ou encore mouflons seraient ainsi élevés chaque année pour ce but unique. Les animaux ne proviennent pas de France, mais de Pologne ou de Hongrie. L’Aspas dit ainsi s’interroger sur l’état sanitaire de ce gibier.

 

Malgré tout, l’affaire est parfaitement légale, comme le précise Madline Rubin, directrice de l’Aspas :

 

Comme lors d’un safari, les chasseurs paient pour venir traquer les animaux et s’amusent à les harceler pendant des heures avant de les abattre.

 

Une journée de chasse coûte 9000 euros. Les contrôles sont rendus compliqués par une réglementation peu claire.

 

Les agents de l’ONCFS, chargés de contrôler la chasse partout ailleurs, n’ont pas le droit d’entrer dans les enclos sans mandat particulier.

 

 

L’Apsas demande l’interdiction pure et simple de ces chasses de loisir, qu’elle qualifie de « cruelles et totalement aberrantes sur le plan écologique ». L’association souligne également la certaine contradiction affichée par les chasseurs, qui réclament le droit de chasser le sanglier pour réguler les populations sauvages, tout en participant à ce genre de safari.

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