Chasse à courre : les chasseurs brisent le confinement

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La France est toujours confinée, au moins jusqu’au 15 décembre. Les rassemblements sont donc interdits, en extérieur comme en intérieur, et l’activité de chasse a été suspendue sur le territoire. Seules des battues de régulation, contre le grand gibier, sont autorisées. Pourtant, cela n’empêche pas les adeptes de la chasse à courre de se réunir pour s’adonner à leur « loisir », comme l’explique l’association Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA).

 

Ainsi, des habitants de villages à proximité de la forêt de Retz et de Saint-Gobain expliquent régulièrement croiser des veneurs, preuves en image à l’appui. AVA, qui a contacté un garde-chasse de la forêt de Retz confirme : les chasses à courre semblent tolérées. L’association dénonce :

 

Malgré nos appels, les chasses ont continué impunément le lendemain sans aucune précaution sanitaire. Dans ce cadre, les mesures de maintien de la « sécurité des populations » engagées par le Préfet sont complètement outrepassées par ces chasses. Ces images de dizaines de voitures, de poids lourds, de cavaliers et de suiveurs n’y font aucun doute.

 

 

Avant de poursuivre :

 

En période de crise sanitaire plus encore que d’habitude, la chasse à courre ne peut pas bénéficier de passe-droits et placer ses intérêts avant ceux de la collectivité ! Ces chasses illégales doivent cesser, la loi doit être appliquée de la même manière à tous. Nous appelons à la vigilance de la population, dans la limite des 20 km autour de nos domiciles respectifs, pour signaler aux autorités et aux associations les chasses à courre qui ne respecteraient pas les mesures en vigueur.

 

Malgré les dénégations des chasseurs à courre, qui affirment sortir pour se promener, il est clair qu’il s’agit bel et bien d’une sortie pour la chasse. Tout est réuni : les cors, les suiveurs à pied ou en vélo, les redingotes, les chevaux transportés par des poids lourds… De l’aveu même d’un des chasseurs, des cerfs sont poursuivis par des chiens. Face à ces comportements qui vont à l’encontre du bon sens et alors que l’on exige du reste des Français de la discipline pour faire face à la crise sanitaire, les veneurs s’octroient le droit de passer outre pour leur propre satisfaction. AVA demande donc que l’État prenne ses responsabilités pour faire cesser ces comportements.

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