Cette maman et sa fille meurent à quelques jours d’intervalle dans ce parc aquatique

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Un nouveau drame de la captivité.

 

Aurora, une femelle béluga de 29 ans, est morte le 24 novembre à l'aquarium de Vancouver, seulement neuf jours après la mort de sa fille, Qila, quant à elle âgée de 21 ans.

 

aurora-beluga-vancouver-aquarium-1Source : The Star

 

Aurora avait été capturée à l'état sauvage en 1990, dans les eaux bordant la province de Manitoba, au Canada, avant d'être envoyée à l'aquarium de Vancouver où elle a hélas fini sa vie. Qila n'était pas le seul bébé d'Aurora, qui a également donné naissance à Tuvaq en 2002 et très récemment à Nala. Hélas, les deux animaux sont également morts avant elle. Aurora était le dernier béluga en captivité dans l'aquarium de Vancouver.

 

L'équipe de l'aquarium a annoncé sa mort sur sa page Facebook, avant de rajouter :

 

Pour l'équipe, Aurora faisait partie de la famille, et sa perte nous brise le cœur. L'équipe en charge des mammifères marins, qui a travaillé nuit et jour à son chevet, sont nos vrais héros, même si nous avons perdu la bataille.

 

aurora-beluga-vancouver-aquarium-2Source : Vancouver Aquarium

 

C'est pourtant vite oublier les conditions de vie d'Aurora dans ce bassin où elle aura passé le reste de sa vie. Naomi Rose, biologiste marine pour l'Animal Welfare Institute, confie au site The Dodo :

 

Comme nous l'avons remarqué depuis des années désormais, les bélugas supportent mal la captivité. Les morts qui ont eu lieu à Vancouver n'ont rien d'étonnant. Les bélugas ne se reproduisent pas bien et meurent en général jeunes en captivité. Aurora et Qila avaient moins de trente ans, ce qui équivaut à la moitié de l'espérance de vie des bélugas en milieu naturel.

 

Les mammifères marins dans leur ensemble supportent très mal la captivité, contraire à tous leurs instincts, et développent une stéréotypie importante.

 

aurora-beluga-vancouver-aquarium-3Source : CTV News

 

L'exemple le plus médiatique – et le plus tragique – est sans doute l'histoire de Tilikum, cette orque mâle arrachée à sa famille en 1983 pour se retrouver prisonnière du parc SeaWorld à Orlando. Le film Blackfish, de Gabriela Coperthwaite, retrace l'existence de l'animal, de sa capture à la mort de sa dresseuse, Dawn Brancheau, que Tilikum a noyée en plein spectacle. Sujet à controverses, le documentaire entend cependant montrer la cruauté de la captivité sur les mammifères marins et les conséquences sur leurs comportements. Fait intéressant : toutes les attaques d'orque contre l'homme ont été répértoriées en captivité.

 

Source : Ottawa Citizen

 

De nombreux parcs abritent encore hélas des mammifères marins exhibés pour le plaisir des visiteurs. En France, le parc Marineland, le parc Astérix et Planète Sauvage, par exemple, continuent d'exploiter les animaux pour le profit. La sanction doit donc avant tout être financière : sans spectateurs, pas de spectacles, qui n'ont rien d'éducatif ou de pédagogique, les animaux faisant des tours en échange de nourriture. D'autres moyens plus respectueux existent pour faire connaître et comprendre l'intelligence fascinante des mammifères marins au grand public. Les sorties en pleine mer, en milieu naturel, sont une excellente alternative – bien que plus onéreuse – et permettent d'admirer ces animaux là où ils doivent être : en liberté.

 

aurora-beluga-vancouver-aquarium-coverSource : Vancouver Sun

 

Via : The Dodo

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