Ces douze chameaux « botoxés » ont été éliminés d’un concours de beauté en Arabie Saoudite

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En Arabie Saoudite, à Al Dhana, se tient actuellement le festival annuel de chameaux du roi Abdulaziz. Lors de cette édition 2018, douze chameaux ont été disqualifiés pour triche après avoir subi des interventions chirurgicales, notamment des injections de toxine botulique, plus connue sous le nom de botox.

 

Source : Fayez Nureldine / AFP

 

Lors de ce concours de beauté, qui met également les animaux en compétition lors d'une course de vitesse, les chameaux sont avant tout jugés sur la taille de leurs bosses et de leurs lèvres.

 

Chaque années, près de 30 000 camélidés y sont présentés, et les prix attribués aux gagnants s'élèvent à plus de 46 millions d'euros. De quoi en motiver plus d'un pour participer.

 

Les chameaux en question auraient reçu des injections de botox dans le but de "donner plus d'allure à leur moue", rapporte RTL. En effet, un vétérinaire aurait été surpris en train de pratiquer ces injections sur les chameaux en plein concours. Mais ce n'est pas tout, ils auraient également subi une opération destinée à réduire la taille de leurs oreilles.

 

Selon Ali al-Mazrouei, le fils d'un éleveur de chameaux dont les propos ont été recueillis par Sud Ouest :

 

Ils ont utilisé du botox pour la bouche, la lèvre supérieure et inférieure, le nez et même la mâchoire. Cela fait enfler la tête et quand le chameau arrive, on se dit 'Oh, regarde comme sa tête est grosse. Il a de grosses lèvres, un gros nez."

 

Mais ces techniques, jugées barbares pour les animaux, vont encore plus loin. Pour gagner ce concours, certains éleveurs n'hésitent pas à tirer sur les lèvres des chameaux tous les jours pour les rendre plus longues, ainsi qu'à leur donner des hormones pour améliorer leur musculature.

 

Mohammed ben Salmane, prince héritier d'Arabie Saoudite, s'est exprimé par rapport à l'affaire :

 

Le contrôle de la fraude et de l'altération s'est avéré être un succès. […] ceci est considéré comme une torture pour le chameau et lui inflige une douleur intense et inhumaine.

 

En France, l’article 512-1 du Code pénal prévoit une peine maximale de deux ans de prison accompagnés de 30 000 euros d’amende pour les tortionnaires d’animaux. Une peine insuffisante au regard des sanctions réservées à d’autres délits.

 

La Fondation 30 Millions d’Amis a lancé une pétition pour demander que l’article 512-1 du Code pénal soit révisé et que les sanctions soient aggravées. Pour la signer, cliquez ici.

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