Centre-Val de Loire : reprise des adoptions

PUBLICITE

Les adoptions dans les refuges SPA du Centre-Val de Loire sont désormais possibles, comme dans tous les refuges SPA de France. Mais pas question pour autant de brader la sécurité des animaux, comme le rapporte le site d’informations France 3.

 

C’est un énorme soulagement pour tous les bénévoles et les employés. Alexandra Chauveau, responsable des refuges SPA de Morée en Loir-et-Cher et de Chilleurs-aux-Bois dans le Loiret, confie :

 

Sans solution, on courrait à la catastrophe. La force du réseau SPA, c’est que l’on peut s’entraider : on a notamment aidé le refuge surpeuplé de Quimper en accueillant 7 de leurs chiens le 15 avril.

 

Mais l’entraide n’aurait pas suffi à sauver tous les animaux encore en fourrière, et qui risquaient l’euthanasie, faute de place dans les refuges. Grâce à la dérogation accordée par les autorités, la saturation des établissements ne devrait pas arriver. Les SPA de l’Hexagone se sont par ailleurs engagées à suivre un protocole très encadré pour limiter les contacts. Les adoptants potentiels devront remplir un formulaire de sélection sur le site Internet. Si leur candidature est adopté, un seul membre de la famille sera autorisé à se rendre sur place pour récupérer l’animal.

 

Un énorme MERCI ! 🙌
Nous avons reçus des centaines de demandes d’adoption, témoignage incroyable de votre engagement en…

Publiée par La SPA – Refuge de Chilleurs aux Bois sur Jeudi 16 avril 2020

 

Naïs Venanzi, responsable du refuge de Luynes en Indre-et-Loire, explique :

 

Une seule personne est autorisée à se déplacer, on lui donne une laisse et un collier neufs et si tout se passe bien, elle repart avec l’animal. On surveille de loin tout ce qui se passe, mais on n’entre pas en contact direct avec l’adoptant.

 

Ceux qui envisageraient d’adopter un chien dans le simple but de contourner le confinement seront très vite renvoyés d’où ils viennent. Les refuges comptent procéder à des adoptions sélectives avant tout pour le bien-être du chien. Alexandra Chauveau poursuit :

 

Ce n’est pas une course à l’adoption. Le but est de bien faire les choses et de renseigner les futurs adoptants. Tout le monde veut un husky. Mais c’est un chien qui a des besoins très spécifiques : il est très dynamique et a besoin de courir tous les jours. Pendant l’entretien téléphonique, c’est là qu’on se rend compte si l’adoptant est capable de répondre à ce chien ou pas.

 

À Luynes, seules deux adoptions ont eu lieu depuis l’autorisation. Naïs Venanzi ne souhaite pas non plus laisser un chien partir avec une famille confinée qui n’a aucune possibilité de quitter son domicile et qui a pour habitude de ne pas être chez elle :

 

Le schéma d’acquisition de l’environnement d’un animal se fait quand il arrive dans sa nouvelle famille. Si les adoptants sont en confinement 24h/24 chez eux, l’animal s’habituera à leur présence. Le jour où ils vont repartir au travail, il sera totalement perdu. Le retour à la réalité ferait beaucoup trop de mal à l’animal.

 

 

🐾 Vous avez été nombreux à nous envoyer des messages de soutiens, et nous en avons fait un montage 🐾
🙏 Merci 😊

Publiée par La SPA – Refuge de Luynes sur Vendredi 24 avril 2020

 

Alexandra Chauveau se veut quant à elle rassurante :

 

La crainte d’une adoption à la va-vite n’a pas lieu d’être. Les candidats sont généralement des gens sérieux, qui avaient un projet d’adoption avant le confinement.

 

Pour illustrer ses propos, elle raconte l’histoire d’un Labrador de 6 ans, arrivé au refuge le 18 mars et adopté depuis par un couple :

 

C’est l’exemple d’une adoption réussie. Ils souhaitaient adopter depuis un moment, on avait beaucoup discuté. Aujourd’hui, on a des nouvelles et des photos de Casino, tout se passe très bien.

 

Tous les animaux ne sont pas non plus proposés à l’adoption. Seuls les plus sociables, ceux dont les vaccins sont à jour ou qui ne demandent pas de soins particuliers, peuvent rejoindre leur famille pour la vie. Pour les autres, il faudra attendre la fin du confinement. Naïs Venanzi conclut :

 

L’adoption, c’est pour la vie. Quand on accueille un animal chez soi, on s’engage pour les 15-20 prochaines années.

PUBLICITE