Ce pays vient d’autoriser la vente de corne de rhinocéros pour « protéger » les animaux

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L'Afrique du Sud, qui abrite la plus grande population de rhinocéros de la planète, vient tout juste de prendre une décision controversée : autoriser la vente de corne.

 

rhino_horn_south_africa_3Source : Sebastien Degardin

 

Cette décision fait suite au lobbying de John Hume, millionnaire et éleveur de rhinocéros à Klerksdorp, au sud de Johannesburg. L'homme a en effet porté plainte contre le gouvernement en 2009, afin de pouvoir obtenir le droit de vendre les cornes de ses animaux.

 

John Hume possède le plus grand troupeau de rhinocéros du monde, avec plus de 1000 têtes, et affirme que la vente permettrait d'assurer la protection de ses bêtes.

 

Les populations de rhinocéros à travers le monde ont connu un déclin dramatique au cours de ces dernières années. Alors que l'on dénombrait encore 500 000 individus il y a quelques dizaines d'années, ils ne sont plus aujourd'hui que 30 000. 70 % d'entre eux vivent actuellement en Afrique du Sud. Toutes les espèces de rhinocéros sont d'ailleurs classées comme menacées par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

 

rhino_horn_south_africa_1Source : AWARETrustZimbabwe

 

Grand responsable de cette situation alarmante, le braconnage fait des ravages sur le continent africain. En moyenne, trois rhinocéros sont tués chaque jour pour leurs cornes.

 

Celles-ci sont utilisées dans la médecine traditionnelle de plusieurs pays asiatiques, et sont très prisées des consommateurs, qui leur attribuent, à tort, des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques. Les cornes se vendent aussi cher que de l'or sur le marché noir, alors qu'elles ne sont pourtant constituées que de kératine, une matière que l'on retrouve dans les ongles. Autant dire qu'il ne s'agit pas d'une denrée rare.

 

rhino_horn_south_africa_4Source : AWARETrustZimbabwe

 

Des éleveurs, à l'image de John Hume, prétendent que la seule façon de protéger les animaux est de couper et de vendre leurs cornes. Celles-ci deviennent ainsi moins attractives pour les braconniers. L'argent récolté peut aussi être reversé aux services de protection des animaux. John Hume explique dans une vidéo :

 

Pour moi, les gens qui m'empêchent de vendre mes cornes de rhinocéros et de protéger mes animaux peuvent tout aussi bien être considérés comme des braconniers.

 

Les experts estiment pourtant que la légalisation de la vente de corne ne fera qu'exacerber le problème. Morgan Griffiths, membre de l'association Wildlife and Environment Society of South Africa, confie au site du National Geographic :

 

Si ces lois sont promulguées, nous assisterons à une augmentation significative du braconnage, car les braconniers utiliseront les lacunes de ces régulations pour répondre à la demande supplémentaire de cornes de rhinocéros en Asie. Ces régulations sont destinées à apaiser les propriétaires privés de rhinocéros et le Ministère de l'Environnement, qui veulent pouvoir vendre des cornes sur le marché international.

 

rhino_horn_south_africa_2Source: AWARETrustZimbabwe

 

Il n'existe absolument aucune demande pour des cornes de rhinocéros en Afrique du Sud, alors que l'autorisation de la vente ne concerne pourtant que le marché intérieur, et en aucun cas le marché international. Cette autorisation n'aura ainsi aucun impact positif sur le braconnage, qui cherche avant tout à contenter les acheteurs asiatiques.

 

Pire, autoriser la vente pourrait conduire à une augmentation de la demande, ce qui pousserait les braconniers à abattre encore plus d'animaux pour tenter d'y répondre.

 

Via : The Dodo

 

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