Caen : prison avec sursis pour avoir tué des chats et un chien

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Un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été condamné le 16 décembre 2020 à une peine de prison d’un an et demi avec sursis par le tribunal correctionnel de Caen, comme le rapporte le site d’informations France 3.

 

L’ingénieur, père de famille et résident au nord de Caen, était accusé d’avoir torturé, puis tué, une quinzaine de chats dans la banlieue caenaise depuis plusieurs années. Il sortait la nuit, attirait les animaux avec de la nourriture, avant les tuer violemment. Plusieurs félins avaient été retrouvés les pattes brisées et les crocs arrachés. Il avait également poignardé un chien, Inca, au refuge SPA de Vernon en 2017. L’animal s’était vidé de son sang dans son box, après une journée portes ouvertes. L’homme s’était rendu au refuge avec sa femme et sa fille pour adopter un chien.

 

En 2018, le prévenu avait été jugé une première fois pour des actes de cruauté envers des chats. Le tribunal avait alors fait le rapprochement avec la mort d’Inca. Carole Etienne, la procureure, explique :

 

Lors de l’audience, je lui ai demandé moi-même s’il était bien présent à la SPA de Verson, dans le créneau horaire qui correspond à la mort d’Inca, le chien beauceron poignardé. Et il me l’a confirmé devant tout le monde.

 

beauceron torturé à caenSource : SPA de Vernon

 

L’homme avait reconnu les faits une seconde fois lors d’une autre audience en 2019. Il avait expliqué avoir tué le chien parce qu’il s’était senti en danger face à lui car il sautait sur les grilles. Une version aussitôt démentie par la SPA :

 

Sur 50 chiens, il y en a 40 qui font ça, qui sautent sur les grilles. Ce jour là, il n’y avait pas que Inca.

 

Pour se défendre, le père de famille a expliqué qu’il prenait un traitement contre la maladie de Parkinson, le Requip, et qu’il souffrait de pulsions meurtrières. Le Requip peut en effet provoquer des comportements compulsifs, et Dominique Mari, l’avocate de l’accusé, avait demandé la relaxe.

 

Il était dans l’incapacité d’analyser et de comprendre les actes qu’il pouvait commettre quand il était sous l’effet de l’impossibilité de contrôler sa violence à l’égard de ces animaux. 

 

Pourquoi ne pas avoir arrêté le traitement ? Aujourd’hui, l’homme affirme qu’il a bel et bien changé de médicaments, qu’il a « retrouvé le sommeil et le contrôle de ses agissements« . Ce n’est pas la première fois que l’ingénieur se retrouve face à la justice. Il avait déjà été condamné en juin 2018 à 18 mois de prison, dont 9 mois de prison ferme, pour ses actes sur des chats. Un autre procès s’était ensuite tenu en juillet 2019, après de nouvelles plaintes. La peine avait alors été alourdie à deux ans de prison, dont un ferme. Lors de ce troisième procès, le parquet a requis un an de prison avec sursis.  L’audience a été mise en délibérée et le verdict final sera rendu le 22 février 2021. Plusieurs associations s’étaient portées parties civiles lors du procès :  30 millions d’amis, la SPA, la fondation Brigitte Bardot, l’association Stéphane Lamart.

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