Brigitte Bardot tente de faire avancer la cause animale en France lors d’un entretien avec Emmanuel Macron

brigitte bardot macron
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Mardi 24 juillet, Brigitte Bardot a été reçue par Emmanuel Macron à l’Elysée pour s’entretenir au sujet de la cause animale. Cette rencontre fait suite à une lettre ouverte qu’elle lui avait adressée pour signifier sa déception face aux décisions de l’Assemblée Nationale concernant notamment les conditions d’élevage intensif.

 

« Vous allez m’engueuler »

 

Suite à ce rendez-vous, la fondatrice de la Fondation Brigitte Bardot raconte que le président à plaisanté en déclarant « Brigitte je sais, vous aller m’engueuler. »

 

Après les faveurs accordées par le chef de l’Etat aux chasseurs plus tôt dans l’année, le recul sur la question des delphinariums, et les amendements en faveur du bien-être animal rejetés par les députés, Brigitte Bardot était, en effet, en colère contre le gouvernement français.

 

Déjà en décembre 2017 elle écrivait dans un communiqué adressé à l’AFP :

 

On est très mal parti avec ce gouvernement. Macron n’a aucune compassion pour les animaux et la nature : à Chambord, il vient de féliciter des chasseurs devant leurs gibiers encore chauds ! C’est scandaleux et très déplacé !

 

Cependant, selon l’Elysée, la rencontre a été « chaleureuse » et a permis à Brigitte Bardot de rappeler les nombreux combats qu’il reste à mener en France pour la cause animale.

 

« Je veux que la France soit championne du monde de la protection animale »

 

Brigitte Bardot a expliqué à Emmanuel Macron qu’elle souhaitait que la France rattrape son retard et devienne championne du monde de la condition animale, comme le rapporte le site de la Fondation.

 

Alors que la Belgique a adopté un code du bien-être animal récemment, Brigitte Bardot a souligné que le président avait déjà reculé sur certaines de ses promesses de campagne telle que l’installation de caméras dans les abattoirs et l’interdiction de vendre des oeufs de poules élevées en cage.

 

Emmanuel Macron se serait alors engagé a renforcer les contrôles vétérinaires dans les abattoirs – ce qui était la demande initiale avant les caméras de surveillance – et « agir auprès de la grande distribution » à propos des oeufs.

 

Il s’est également montré « favorable » à l’arrêt de la consommation de viande chevaline, un combat cher à Brigitte Bardot qui souhaiterait que les chevaux de course ou de compétitions qui ne peuvent plus travailler soient accueillis dans des sanctuaires plutôt qu’envoyés à l’abattoir.

 

Enfin, il s’est engagé à travailler sur l’obligation d’étourdir les bêtes avant leur abattage, notamment lors des abattages respectant des traditions religieuses.

 

Des promesses qui ont semblé satisfaire Brigitte Bardot qui a déclaré à propos de cet entretien :

 

Moi qui n’étais pas une fervente de Macron, j’ai été très étonnée et très surprise de voir l’attention, le sérieux et la bonne disposition qu’il a eu envers nous.

 

 

Un dossier lui a également été remis, abordant les autres sujets qui n’ont pas pu être évoqués, faute de temps parmi eux l’expérimentation sur les animaux, la vente d’animaux de compagnie, la fourrure…

Un nouvel entretien d’avancée doit avoir lieu à la fin de l’année 2018.

 

Photo : Fondation Brigitte Bardot

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