Brigitte Bardot s’indigne après l’abattage de 200 vaches dans le Doubs

ADVERTISING

Ce jeudi 14 décembre, 200 vaches d'un troupeau en situation d'urgence sanitaire à St Vit, dans le Doubs, ont été euthanasiées ou emmenées à l'abattoir alors que la Fondation Brigitte Bardot se proposait de les prendre en charge en intégralité.

L'opération d'euthanasie s'est déroulée sans que les associations de défense des animaux aient été mises au courant, alors même que ce sont elles qui ont prévenu de la situation du troupeau, rapporte le site de la radio locale, Radio Bip.

 

Source : Humanimo

 

Une crise qui dure depuis 2013

 

Cela fait déjà quelques années que le propriétaire du cheptel concerné rencontrait des difficultés pour les élever dans de bonnes conditions. Elles n'étaient plus suivies au niveau sanitaire depuis 2013 et cela faisait donc quatre ans qu'aucune vache n'avait été vendue.

 

Source : Humanimo

 

Une situation qui empêchait l'éleveur de gagner suffisamment d'argent pour nourrir correctement ses animaux. Comme il l'explique :

 

Les bêtes tombent parce qu'elles n'ont plus de protéines. Elles marchent qu'à la paille et au foin.

 

Ce n'est qu'en novembre dernier que la situation du troupeau a été signalée aux autorités par des militants, alors que les vaches sont déjà en très mauvaise santé.

 

"Il est impératif de sauver toutes ces vaches"

 

Face à l'urgence de la situation, la Fondation Brigitte Bardot s'est engagée auprès de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations), à récupérer l'intégralité des bêtes et à les élever dans de bonnes conditions. Brigitte Bardot elle-même a contacté le préfet du Doubs et le journal l'Est Républicain car, pour elle, "il est impératif de sauver toutes ces vaches."

 

Source : Humanimo

 

Une opération particulièrement difficile car depuis le 16 novembre, le Doubs est devenu une zone règlementée FCO à cause d'un cas de fièvre catarrhale ovine. Cela, ajouté à la mauvaise santé des 250 vaches maltraitées, oblige à trouver des espaces où les placer en quarantaine.

 

La Fondation qui a "l'habitude avec ce genre de sauvetage" comme le rapporte Christophe Marie, porte parole de l'association, était parvenu à trouver des endroits où accueillir le troupeau dans de bonnes conditions sanitaires.

 

"C'est un coup de poignard dans le dos"

 

Pourtant le 11 décembre, le Tribunal de Grande Instance de Besançon ordonne que le troupeau soit placé sous l'autorité de la DDCSPPD (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations du Doubs). Cet organisme peut choisir de faire euthanasier les bêtes en trop mauvaise santé et d'envoyer à l'abattoir celles qui ne présentent pas de risques sanitaires tandis que les autres seraient soignées avant d'être envoyées à l'abattoir.

 

Il appartient donc aux autorités de décider du sort des vaches : seront-elles abattues ou bien confiées à l'association comme prévu initialement ?

 

La décision finale a été annoncée le 13 décembre : seules 50 vaches seront confiées à la Fondation Brigitte Bardot, les 200 restantes seront euthanasiées ou envoyées à l'abattoir.

 

 

La réaction des association ne se fait pas attendre, Christophe Marie témoigne :

 

C'est un coup de poignard dans le dos. La Préfecture du Doubs avait donné l’impression qu’il avait moyen de sauver l’ensemble du cheptel et deux jours après on nous annonce que nous ne pouvons prendre en charge qu’une petite partie, le reste étant envoyé à l’abattoir. C’est certainement la pression des éleveurs qui ne voulaient pas créer un précédent ou des associations de défense des animaux récupèrent un cheptel entier des mains d’un agriculteur qui maltraite ses animaux

 

200 vaches abattues en une journée

 

La décision de la Préfecture du Doubs a été appliquée dès le lendemain de son annonce. Sous la protection de la gendarmerie, une partie des 200 vaches a été euthanasiée directement dans le champ tandis que les autres ont été envoyées à l'abattoir.

 

Source : Franck Ménestret

 

Les associations et les médias n'ayant pas été prévenues de l'opération, seuls quelques militants étaient sur place pour essayer de bloquer le camion transportant le reste du troupeau à l'abattoir puis directement l'entrée de l'abattoir de Besançon.

 

Dès le 15 décembre, la Fondation Brigitte Bardot doit donc récupérer les animaux restants pour tenter de leur offrir une meilleure vie.

 

Les associations en colère

 

Si tout n'est pas perdu, les associations impliquées dans cette opération sont "consternées" par la décision des autorités, à l'image du parti Europe Ecologie les Verts de Franche-Comté.

 

Il s'agit ici d'êtres vivants et sensibles, et non de légumes, ni de fruits, ni d'objets, ni d'un minerai de matière première. Chercher leur valorisation financière par la filière viande à ce stade est surprenant : on nous parle d'animaux sans suivi sanitaire depuis 2013. 

 

 

L'association de défense de la cause animale, Humanimo considère l'abattage des ces bêtes illégal et s'apprête à porter l'affaire devant la justice.

 

Du côté des survivantes, ce sont finalement 60 vaches et veaux qui ont été pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot. Les vaches et leurs petits n'ont pas été séparés et vont pouvoir finir paisiblement leur vie sous la protection de l'association.

 

 

Vous pouvez visionner la vidéo de l'opération filmée en direct par Radio Bip :

 

Via : Radio Bip

* * *

 

Chez Holidog, nous voulons améliorer la vie de nos compagnons : nous vous permettons de le laisser en famille d’accueil pendant vos voyages (testez la garde), de le combler avec une box chaque mois (une box offerte ici) et de lui donner le meilleur avec notre nouveau service de nutrition (découvrez l'alimentation sur-mesure pour votre chien). Merci de nous faire confiance !

ADVERTISING