Bien-être animal : le gouvernement critiqué

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Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé mardi 29 septembre 2020 des mesures pour lutter contre la maltraitance animale. Sur le papier, la captivité dans les cirques et les parcs aquatiques sera peu à peu abandonnée et l’élevage de visons interdits. Les quatre établissements de fourrure qu’abrite la France devront tous fermer d’ici cinq ans.

 

Mais ces prises de position du gouvernement n’ont pas fait que des heureux, et des critiques s’élèvent déjà du côté des professionnels visés, comme le rapporte le site Europe 1. Pierre-Philippe Frieh, porte-parole de la Fédération française des métiers de fourrure, explique avoir parlé au téléphone avec la ministre. Il affirme :

 

D’après nos échanges, ce n’est pas pour des questions de maltraitance animale, car il n’y a pas de cas de maltraitance. Mais c’est en revanche poursuivre une lame de fond. Et nous estimons que cette fausse opinion est une lame de fond animaliste qui s’attaque à l’élevage et à la ruralité.

 

Source : DR

 

Du côté des cirques, même son de cloche. William Kerwich, président du syndicat des capacitaires d’animaux de cirque et de spectacle, se désole :

 

Nous avons peur pour nos animaux, nous lui avons dit qu’ils allaient mourir. Il y a presque 500 fauves en France, qu’est-ce qu’on va en faire ?

 

Les animaux devraient cependant être pris en charge par des associations spécialisées. La captivité des animaux sauvage a des effets dévastateurs sur eux. Ils développent des comportements stéréotypiques, tombent en dépression. Certains cirques n’hésitent pas à maltraiter leurs animaux, notamment les fauves, pour les rendre plus malléables. C’est notamment ce qui était arrivé au lion Jon, sauvé un peu plus tôt en 2020.

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