Aucune baleine de cette espèce menacée n’est née cette année. Les scientifiques s’inquiètent

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Les baleines franches de l'Atlantique du Nord font partie des animaux les plus menacés dans le monde, et leur situation risque d'empirer : en effet, aucun petit n'est né au cours depuis le début de l'année. Des chiffres qui inquiètent les scientifiques.

 

À l'heure actuelle, il ne reste que 458 baleines franches, un chiffre extrêmement faible qui ne laisse présager rien de bon. Entre 1990 et 2014, 17 bébés par an sont nés, en moyenne, soit un total de 411 baleineaux. L'année dernière, seuls cinq petits ont vu le jour. Un cas sans précédent, selon Charles “Stormy” Mayo, directeur du programme écologique sur les baleines, au Centre d'études côtières de Provincetown, dans le Massachusetts.

 

Source : New England Aquarium

 

Le scientifique n'exclut cependant pas la possibilité que les animaux se soit déplacés pour donner naissance dans la baie du Cape Cod, où les chercheurs se rendent chaque jour pour observer la population de baleines. Ils y ont constaté la présence de nombreuses femelles en âge de se reproduire, sans qu'aucune n'attende pour autant un petit.

 

Source : Regina Asmutis-Silvia

 

Charles Mayo avoue au journal The New York Times :

 

L'idée de voir un très grand nombre de cet animal extrêmement rare dans cette minuscule baie n'est pas rassurante. Beaucoup devraient être ailleurs.

 

D'autant que les animaux font face à des dangers inattendus. L'année dernière, de nombreuses baleines s'étaient retrouvées dans le Golfe du Saint-Laurent, où beaucoup avaient trouvé la mort en raison de la présence de bateaux de pêche.

 

Source : Brian J. Skerry

 

Charles Mayo continue :

 

Il n'y avait pas de contrôle, car on ne savait pas qu'elles allaient se retrouver là.

 

Entre 2010 et 2014, environ 6 baleines par an sont mortes ou ont été gravement blessées. L'année dernière, 17 ont perdu la vie. Peut-être plus, car certains cadavres n'ont sans doute jamais été retrouvés. Face à cette situation catastrophique, Charles Mayo ne se veut pas très optimiste :

 

On fait face à une réelle possibilité d'extinction.

 

Via : The New York Times

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