L'affaire avait provoqué l'émotion sur les réseaux sociaux. Le 10 février, la vidéo d'un homme en train de maltraiter son chien en pleine rue à Poissy avait été diffusée sur Twitter. Très vite alertées, les autorités étaient parvenues à retrouver l'auteur de ces faits indignes. Les policiers avaient d'abord appelé l'accuser, qui n'avait pas donné suite, avant de se rendre à son domicile pour l'arrêter, comme le rapporte le journal Le Parisien.L'homme, âgé de 48 ans, est finalement passé devant le tribunal de Versailles jeudi 12 mars 2020 pour répondre de ses actes. Sur les images, on peut notamment le voir soulever Kara, une femelle American Staffordshire avant de la projeter à terre, puis de la frapper à coups de bâton. La raison ? La chienne refusait d'avancer sous la pluie. L'animal avait par ailleurs été confié au prévenu par un proche, parti en vacances pendant une dizaines de jours.Au cours de son procès, l'homme s'est défendu :
Ce chien m'avait été confié. Je le sortais trois fois par jour et franchement, il était adorable. J'ai toujours aimé les animaux. On en a toujours eu chez nous. Les chiens sont naturellement attirés et viennent vers moi. Je ne pensais pas lui faire mal. Ce n'est que lorsque j'ai vu la vidéo, que j'ai compris. Mais moi je ne voyais pas cela comme ça.
#ChienPoissy #Maltraitanceanimale - Le service juridique de la Fondation #30millionsdamis est en lien étroit avec la @PoliceNat78 de Poissy pour pouvoir mettre ce pauvre chien en sécurité. La @SPA_Officiel agit aussi de son côté.‼️ MERCI DE NE PLUS RELAYER LA VIDÉO SUR LES RS. pic.twitter.com/Kbc9qKh15N
— 30 Millions d'Amis (@30millionsdamis) 11 février 2020
Il a par ailleurs contesté avoir résisté aux policiers venus l'arrêter et dénonce le comportement inadmissible que l'un d'entre eux aurait eu à son égard. L'avocat de l'accusé, Me Sonia Perez, décrit son client comme "homme en souffrance qui cumule de nombreuses difficultés". Il est actuellement en burn-out et a dû faire face aux décès de deux membres de sa famille. Du côté des associations de défense des animaux, on dénonce la violence inouïe des faits.Le tribunal a finalement condamné le prévenu à douze mois de prison, dont six de prison ferme. Sa peine sera cependant assortie d'un aménagement, l'accusé ayant déjà passé cinq semaines derrière les barreaux.


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